Soja, pois, moutarde : ces trois espèces sont dorénavant autorisées en semences de ferme. Pour treize nouvelles espèces au total, un décret finalise « le droit d’utiliser sur sa propre exploitation, sans l’autorisation de l’obtenteur, le produit de la récolte obtenu d’une variété protégée à des fins de reproduction ou de multiplication. »
13 + 21 espèces déjà autorisées
Ces espèces sont le soja, le pois protéagineux, les lupins blanc et bleu en grandes cultures ; la moutarde blanche et l’avoine rude en cultures intermédiaires pièges à nitrate ; les lentille et haricot en plantes potagères ; les trèfles violet et incarnat, les ray-grass d’Italie et hybride, les gesses en plantes fourragères. Ces plantes s’ajoutent à une liste de 21 espèces pour lesquelles la pratique des semences de ferme était déjà autorisée comme les céréales à paille, le colza, la féverole, la pomme de terre… Pour des variétés protégées, cette production peut être soumise au versement de royalties aux obtenteurs via un accord interprofessionnel comme celui qui existe en céréales à paille (prélèvement de CVO à la récolte). Mais pour toutes les variétés de plus de vingt-cinq ans tombées dans le domaine public, l’agriculteur a toute liberté de faire des semences fermières. En revanche, l’échange entre agriculteur ou la vente de semences de ferme demeure interdite.
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