La France a demandé le 8 février à la Commission européenne de mettre fin aux importations de produits alimentaires qui ont été traités au thiaclopride, a indiqué le Ministère de l'Agriculture dans un communiqué de presse. Cette nouvelle fait suite aux annonces du Premier ministre pour calmer la mobilisation agricole des dernières semaines. Le thiaclopride, substance active de la famille des néonicotinoïdes, est interdit d'utilisation en France depuis septembre 2018 et dans l'Union européenne depuis février 2021. Il est constitutif de nombreux insecticides encore utilisés dans d'autres parties du monde pour protéger notamment les cultures fruitières.
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« En achetant et en consommant des fruits et légumes frais issus de ces pays qui auraient été traités avec le thiaclopride, le consommateur européen est exposé à la substance, qui est considérée par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) comme étant cancérogène de catégorie 2, toxique pour la reproduction de catégorie 1 et perturbateur endocrinien », expose le communiqué.
Une clause miroir en cas de réponse défavorable
Le ministère de l'Agriculture affirme également que « la France demande depuis plusieurs années à la Commission européenne d'abaisser les limites maximales de résidus (LMR) des substances qui ont été interdites d'utilisation dans l'Union européenne pour des raisons sanitaires. » En cas de réponse défavorable de la part de la Commission européenne, les autorités françaises envisagent d'adopter une clause de sauvegarde qui suspendrait la mise sur le marché des fruits et légumes frais exposant les consommateurs au thiaclopride.