Mais alors, pourquoi les stocks progressent ? Parce que la demande est attendue en repli, notamment de la part des fabricants d’aliments pour animaux, compte tenu du haut niveau actuel des prix, comme l’expliquait Stratégie Grains. Des hausses de réserves sont attendues en Ukraine, en Russie et en Chine.
En maïs, les stocks mondiaux reculeraient de 3,4 Mt d’une campagne à l’autre, à 300,3 Mt fin 2022/2023 d’après Amis. La production planétaire passerait de 1 206,7 Mt à 1 187,8 Mt, en raison de moindres volumes attendus aux États-Unis et en Ukraine. La consommation reculerait aussi, mais insuffisamment pour faire remonter les stocks.
Les baisses de production de blé et de maïs, liées notamment à la guerre en Ukraine, devraient maintenir les prix mondiaux des grains à un haut niveau, avec de potentiels effets dévastateurs sur les pays pauvres dépendant des importations de céréales, rappelle Amis. Les restrictions sur les exportations sont également source d’inquiétude, sachant qu’à la fin mai, 23 pays ont implanté de telles mesures, indique l’organisation.
Notons qu’en soja, les réserves planétaires remonteraient significativement d’une campagne à l’autre d’après Amis, passant de 39,8 Mt à 51 Mt, suite à une nette augmentation des récoltes mondiales, passant de 348,8 Mt à 390,4 Mt. Les assolements devraient progresser en Chine et aux États-Unis, sachant que les moissons rebondiraient en Argentine, au Brésil et au Paraguay.