SDR63 "S'engager pour mieux être remplacé" 

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Retour des assemblées générales de secteur pour le Service de Remplacement du Puy-de-Dôme. ici à Cisternes-la-Forêt le 28 février. Crédits : © C. Rolle

Après deux années blanches, les adhérents de SDR63 avaient semble-t-il plaisir à se retrouver pour échanger sur l’activité et l’actualité de leur service de remplacement. Laurine Graive, responsable administrative de la structure, s’est attelée à dresser le bilan des activités 2020 et 2021 marqué par un maintien global du nombre de journées de remplacement, soit 11 944 en 2020 et 11 919 en 2021. Les remplacements pour motifs congés, santé et congés maternité/paternité constituent toujours le trio gagnant, soit en moyenne 42% pour les congés, 33,5% pour la santé et 19,5% pour maternité et paternité. Les congés pour complément de main-d’œuvre, mandat professionnel et formation se partagent les 4 à 5% restants de l’activité remplacement. Le contexte sanitaire n’a pas épargné le fonctionnement des remplacements en 2020 et 2021, obligeant parfois à décaler des interventions chirurgicales, abandonner ou reporter des congés, des réunions ou formations.

Subtilité du congé paternité

Les collaborations de SDR63 avec ses partenaires s’inscrivent dans la continuité. La Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme met à disposition des locaux et prend en charge une partie des salaires de l’équipe administrative. La Région poursuit son aide à la prise de responsabilité auprès des agriculteurs adhérents au SDR63, élus au sein de collectivités locales. Le Département accompagne financièrement les adhérents SDR dans la formation de sapeur-pompier.
Enfin, une convention annuelle avec le Crédit Agricole Centre-France soutient l’action du Service de Remplacement.
De son côté, la MSA poursuit son aide en cas de maladie ou décès, dans les mêmes conditions qu’auparavant. Un changement est intervenu dans le cadre de la prise en charge du congé paternité réformé depuis le 1er juillet dernier. La durée maximale est désormais de 25 jours (vs 11 jours). La subtilité de la réforme tient à l’obligation pour le père de « prendre obligatoirement 7 jours dès la naissance de l’enfant, au risque sinon de perdre la totalité du versement de l’allocation de remplacement de paternité » explique Laurine Graive. « Une condition qui peut vite se transformer en casse-tête si la demande n’est pas suffisamment anticipée, alerte Jean-Luc Tourreix responsable du secteur de Rochefort-Montagne. D’où l’importance d’être pro-actif sur le montage du dossier et de l’envoyer au moins 2 mois avant la date présumée de l’accouchement. »
Le partenariat avec Groupama a aussi évolué au 1er janvier 2021 à travers la révision du contrat d’assurance groupe pour le remplacement en cas de maladie, accident ou décès. Trois options sont désormais proposées avec pour chacune un nombre annuel de jours et d’heures et un tarif. « Ce contrat permet de minimiser le coût du remplacement qui est pris en charge à partir du 1er jour de l’arrêt de travail sans aucun jour de carence » assure Laurine Graive.

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Préserver les emplois

Autre thème évoqué à l’occasion de l’assemblée : l’emploi. Un sujet sensible qui renvoie à la notion d’engagement au sein du collectif. « Nous devons veiller à créer de l’activité pour garder et fidéliser nos salariés » explique Daniel Morel, président du secteur de Bourg Lastic. Cela suppose que l’adhérent s’engage à prendre 4 à 6 jours de remplacement par an pour avoir toujours un ou plusieurs salariés qui connaissent l’exploitation en cas de coups durs ; qu’il optimise sa trésorerie via le crédit d’impôt « congés » ; qu’il apprenne à manager son remplacement et fasse partie d’un collectif d’agriculteurs.
La création au 1er octobre 2021 de l’association Terre d’emplois 63 dans laquelle le Service de remplacement est partie prenante aux côtés de la chambre d’agriculture, la Fdcuma63, Agri emploi 63, la Fnsea et JA, constitue un autre moyen de « pallier le manque de main-d’œuvre inquiétant en agriculture » souligne Olivier Cohadon, président du secteur de Pontgibaud. L’objectif de terre d’emplois63 est avant tout de promouvoir les métiers de l’agriculture auprès d’un public éloigné du milieu agricole.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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