Les tensions sur la main-d’œuvre poussent de nombreux éleveurs à sauter le pas des robots de traite. Pourtant le retour sur investissement n’est pas toujours au rendez-vous. Pour cette exploitation de 125 vaches, il ne faut pas l’espérer avant 60 ans.
Investir dans un robot de traite supprime des tâches physiques et allège les astreintes de la traite. C’est une solution souvent retenue au moment du renouvellement d’une installation de traite devenue inadaptée à la taille du troupeau et soumise à la diminution du nombre de trayeurs.
Coût du temps gagné = [(Amortissement B – Amortissement A) + (frais financiers B – frais financiers A) – variation EBE] / (temps de travail B - temps de travail A)
Le robot de traite est une option plus coûteuse que la salle de traite, en raison notamment de son prix d’achat, de sa durée d’amortissement plus courte et de ses surcoûts de fonctionnement. Le RSI d’un robot est évalué à plus de 60 ans, temps bien supérieur à la durée de vie technique de cet équipement (15 ans). À conditions de production identiques (volumes de lait, main-d’œuvre, coût alimentaire…) il n’y a jamais de retour sur investissement pour le robot.
Il génère en revanche une économie de 400 à 500 heures de travail par an. Chaque heure économisée coûte 62 €. Dans la réflexion, on peut ainsi comparer ce coût horaire à celui d’un salarié, sachant que le robot permet aussi de supprimer la pénibilité de la traite et de gagner en souplesse dans la gestion des astreintes, des éléments non évalués sur le plan économique.