Les prix de la graine de colza ont une nouvelle fois explosé entre les 4 et 7 mars, pulvérisant le précédent record à la clôture en spot du 7 janvier sur Euronext (828 €/t échéance février), à 845 €/t échéance mai ! Ceci en raison de la forte progression des cours du pétrole à New York et Londres, ainsi que de l'huile de palme à Kuala Lumpur. Notons également la hausse des cotations du canola à Winnipeg.
La nouvelle montée des cours du pétrole sur les marchés à terme anglo-saxons s’explique par les menaces d’un embargo sur le pétrole russe par l’Occident. Toutefois, l’Allemagne, très dépendante de la Russie en matière énergétique, refuse une telle mesure pour le moment.
Signalons la baisse de l’euro face au dollar, redonnant de l’attractivité aux origines européennes sur la scène mondiale.
La progression des prix de l’huile de palme à Kuala Lumpur est justifiée notamment par la baisse de la production malaisienne d’un mois sur l’autre. D’après l’association malaisienne des producteurs d’huile de palme, elle régresse de 7,81 % entre janvier et février, à 1,26 Mt.
Forte demande internationale
En soja, les cours à Chicago ont évolué à la marge. D’un côté, la forte demande internationale, notamment de la Chine, a contribué à soutenir les prix. L’USDA a annoncé une vente de 132 000 t à la Chine, dont la moitié livré durant la campagne 2021/2022, et l’autre en 2022/2023. La baisse de la production en Amérique latine vient également renforcer la tendance haussière, bien que des pluies soient tombées ces derniers jours. L’analyste AgRural s’attend à une récolte brésilienne à 122,8 Mt. Toutefois, une série de ventes techniques a pesé sur les cours. Le rapport de l’USDA du 9 mars sera à suivre de près, avec une potentielle révision à la baisse des stocks mondiaux, dont états-uniens, et de la production en Amérique latine par rapport à son édition de février.
En tournesol, les cotations sont en hausse sur le marché physique français. Alors que la Fediol (association européenne des producteurs d’huiles) alertait le 4 mars que l’UE pourrait manquer d’huile de tournesol, le groupe Avril a expliqué le 7 mars que la France n’en manquerait pas, et que sa filiale Saipol réorienterait sa production depuis le débouché énergétique vers l’alimentaire.
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