Les cours du colza ont encore régressé entre les 29 et 30 novembre sur Euronext et le marché physique français, suite à l’effritement de ceux du soja à Chicago et du pétrole à New York et Londres.
Concernant l’or noir, la baisse des prix est attribuée à la nouvelle vague de pandémie de Covid-19 et son variant Omicron (et surtout la potentielle moindre efficacité du vaccin Moderna, selon le dirigeant de la société éponyme), avec la fermeture de frontières dans certains pays et les craintes de restrictions de déplacements des populations, susceptibles de pénaliser la demande en énergie.
Les risques liés au phénomène La Niña toujours potentiellement présents
En soja, le repli des cours à Chicago est lié aux bonnes conditions météorologiques en Amérique latine, alors que les exportations états-uniennes ne sont pas aussi bonnes qu’attendu sur la Chine. Des ventes techniques massives sur le marché à terme ont amplifié la baisse des prix, les financiers souhaitant réduire leur exposition au risque. Les récoltes états-uniennes sont terminées, et il n’y aura plus de publication hebdomadaire de la part de l’USDA sur l’état des cultures jusqu’au 4 avril 2022. Attention néanmoins, l’effet La Niña peut encore sévir sur les cultures en Amérique du Sud. Par ailleurs, la trituration états-unienne reste dynamique, raffermissant les primes sur le marché physique local.
Notons que l’USDA a annoncé une vente de graine de soja états-unien de 132 000 t à destination inconnue, pour livraison en 2021/2022.
Autre élément baissier : en Inde, l’association nationale des extracteurs de solvants table sur une hausse de la production de colza et de moutarde locale de 16 % entre 2020/2021 et 2021/2022. Les agriculteurs locaux ont en effet augmenté leurs assolements d’un an sur l’autre, au vu des prix rémunérateurs.
Marchés physiques français du 30 novembre 2021 (base juillet pour les céréales)
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