Les prix des céréales françaises ont légèrement reculé sur leur marché physique respectif. Une baisse qui s’inscrit dans un contexte où le marché peine à prendre une direction claire, avec des éléments haussiers d’un côté et baissiers de l’autre. Les contrats blé et maïs se sont tous les deux affichés en retrait sur Euronext. Outre-Atlantique, le blé a progressé et le maïs évoluait peu à la clôture sur le CBOT.
Les conditions météorologiques sont actuellement au cœur des préoccupations des opérateurs. Si les précipitations en Europe de l’Ouest sont de nature à inquiéter les agriculteurs quant au bon développement des cultures, les travaux de semis ont bien avancé en Ukraine où les conditions de culture sont en plus satisfaisantes. Selon le ministère de l’Agriculture ukrainien, les surfaces de blé d’hiver devraient atteindre 4,36 Mha cette année (contre 4,46 Mha l’an dernier) et les semis seraient avancés à 89 % des surfaces attendues. Aux Etats-Unis, la récolte de maïs qui se poursuit est réalisée à hauteur de 81 % (sous les attentes).
Par ailleurs, sur le marché international, on notera un regain de demande avec le constat d’une certaine activité à l’export avec des chargements à destination du Maroc et le retour de l’Algérie aux achats de blé tendre (voir Marché international).
La parité euro-dollar était aussi de nature à doper les cours du blé en renforçant sa compétitivité, avec le recul de la monnaie européenne, à 1,072 $ hier et autour de 1,069 $ ce matin.
Marché international
Algérie, blé tendre, appel d'offres : l'OAIC algérien a lancé un appel d'offres pour la livraison de 50 000 t de blé meunier, en origine optionnelle, à charger entre le 16 décembre 2023 et le 15 janvier 2024.
Marchés physiques français du 6 novembre 2023 (base juillet pour les céréales)
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