Les cours des principaux contrats à terme sur le bléet le maïs ont à nouveau reculé assez nettement sur les différents marchés mondiaux ce mercredi 22 février 2023 et pour toutes les échéances, particulièrement en blé. Sur ce dernier, le recul était supérieur à 0,10 $ le boisseau sur le CBOT et à 5 € la tonne pour la plupart des échéances sur Euronext. Le mouvement était moins marqué sur les contrats maïs, au fur et à mesure de l’éloignement des échéances. Mardi 21 mars, les fonds étaient acheteurs en maïs, dans la continuité de la veille, mais vendeurs en blé (sens inverse par rapport à la veille). Sur les marchés physiques hexagonaux, les prix ont également bien baissé en blé tendre et en orge fourragère, un peu moins en maïs. Ceux du blé dur demeuraient inchangés.
Compétitivité des origines mer Noire, questionnements sur la reconduction de l’accord sur le corridor humanitaire (l’Ukraine va demander à la Turquie et aux Nations unies de reconduire cet accord au moins pour un an en y incluant le port de Mykolaïv), évolution du cours du pétrole à la baisse, euro en repli, craintes sur les productions argentines en maïs, notamment, ont pesé sur les cours. Des prises de profits et des ventes techniques ont animé le marché du maïs états-unien, qui a également intégré l’arrivée de légères pluies en Argentine.
Les conditions météorologiques ont également préoccupé les opérateurs : conséquences d’un cyclone en Nouvelle-Zélande, très forte chaleur à répétition en Inde (avec des interrogations sur les rendements futurs), tempête hivernale qui traverse les États-Unis d’Ouest en Est…
Côté international, Grainli (filiale de l’Allemand BayWa) signale que les marchés de l’orge fourragère et brassicole australien sont à l’arrêt car les vendeurs attendent de voir quels prix vont être proposés par les acheteurs chinois, dont on attend une reprise prochaine des achats dans le cadre d’un nouvel accord commercial, à signer, entre les deux pays. Reuters, de son côté, relève que certains pays – importants acteurs des grains en Asie, Moyen-Orient et Afrique – achètent sur des échéances à deux ou trois mois, en ce moment, plutôt qu’à six mois, normalement.
Enfin, l’appel d’offres de la Turquie, émis il y a quelques jours, porte finalement sur 790 000 t de blé meunier, en origine optionnelle pour un chargement entre mars et mai.
Marchés physiques français du 22 février 2023 (base juillet pour les céréales)
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