L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 9 et le 12 février, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
Les cours des principaux contrats à terme sur le blé et sur le maïs ont globalement cédé un tout petit peu de terrain ce lundi 12 février 2024, sur le CBOT comme sur Euronext. On retiendra une toute petite progression des cours du blé états-unien sur le très rapproché, les échéances suivantes terminant la séance en tout petit recul. Le maïs coté à Chicago a cependant enregistré de tout petit progrès pour l’ensemble des échéances ouvertes alors que son homologue européen poursuivait sa glissade vers les 175 €/t. Du 31 janvier au 6 février, les gestionnaires d’actifs financiers ont augmenté leur position nette courte en maïs sur le CBOT. Sur les marchés physiques hexagonaux, les prix du blé tendre et du maïs reculaient un peu alors que ceux du blé dur stagnaient. Ceux de l’orge fourragère progressaient un peu, notamment en portuaire, et ce, pour compenser la baisse du contrat blé sur Euronext (contrat de référence).
En blé, si l'origine Russie continue de dominer le commerce international (le prix de la tonne continue de reculer), d’autant que le pays a décidé de relever de 4 Mt son quota disponible à l’export, des pluies survenues en Chine retiennent l’attention des opérateurs, le pays ayant de gros besoins en matière de consommation de blé. Aux Etats-Unis, de la neige est tombée sur certaines grandes régions de production, un point positif pour la protection des cultures contre les gelées.
Côté maïs, un appel d’offres surprise de l’Egypte a dynamisé un peu le marché alors que la seconde récolte brésilienne a été revue en hausse par le cabinet AgRural (voir Fondamentaux). Le marché états-unien était animé par des opérations de couverture courte et des achats techniques. Des pluies sont attendues dans les semaines à venir sur certaines parties très sèches de l’Argentine alors que l’incertitude demeure pour le Brésil. Toujours en matière de maïs, il apparaît que les acheteurs proposent des prix inférieurs de 3 à 4 $/t cette semaine par rapport à la semaine précédente pour tout type de départ et évitent, la plupart du temps, la commande de grosses cargaisons (50 000 – 60 000 t), d’après Spike Brokers.
En France, le Premier ministre et le président de la République s’apprêtent à recevoir à nouveau l’ensemble des syndicats agricoles, afin de voir comment accélérer la mise en œuvre des mesures décidées après les manifestations et surtout à une dizaine de jours de l’ouverture du Salon international de l’agriculture. En Ukraine, le gouvernement s’est indigné de voir les manifestants polonais décharger à même la route des camions de blé qu’ils bloquaient aux passages des frontières entre les deux pays. C’est notamment arrivé pour des cargaisons qui devaient rejoindre la Lituanie. En Inde, « la police a érigé lundi des barricades et interdit tout rassemblement public en prévision de manifestations d'agriculteurs à New Delhi qui réclament un prix minimum pour leurs récoltes », rapporte l’AFP.
Côté macroéconomie, les cours du pétrole ont peu bougé ce lundi alors que ceux du gaz naturel états-unien ont atteint leur plus bas niveau depuis l’été 2020. De son côté, la parité euro-dollar était stable ce lundi, à 1,077 $.
Fondamentaux
Brésil, maïs, production : seconde récolte estimée à 91,2 Mt, soit +5 Mt par rapport à une estimation précédente, les producteurs ayant planté des surfaces supérieures à ce qui était estimé (source : AgRural).
Commerce international
Etats-Unis, blé, inspections à l’exportation : 407 476 t, dans les attentes des analystes (source : USDA) ;
Etats-Unis, maïs, inspections à l’exportation : 880 074 t, dans les attentes des analystes (source : USDA) ;
Egypte, maïs, importations : en 2023, 39 % en provenance d'Ukraine, 28 % du Brésil et 22 % d'Argentine (source : Agricensus).
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.