Les prix français du blé tendre, de l’orge fourragère en sympathie et du maïs ont tous reculé sur leur marché physique respectif. Les contrats sur le marché à terme parisien Euronext ont reculé dans le sillage du marché à terme de Chicago.
Les estimations de production mondiale, corrigées à la hausse par le Conseil international des céréales (CIC), ont logiquement fait baisser les cours du blé tendre et du maïs (cf. fondamentaux plus bas). Par ailleurs, le niveau des exportations états-uniennes de blé hebdomadaires, en dessous des attentes à 176 300 t, ont enfoncé le clou pour le blé. En maïs, ce sont surtout des prises de bénéfices qui expliquent le retrait du contrat sur le CBOT. Blé et maïs poursuivaient leur mouvement baissier ce matin à Chicago.
Dans les champs hexagonaux, selon le bulletin Céré'Obs de FranceAgriMer, près de 97 % des surfaces de maïs ont été récoltées au 13 novembre. Les semis de blé tendre sont quant à eux réalisés à hauteur de 71% (96% en 2022 à date), et ceux d'orge d'hiver à 84 % (99% en 2022 à date).
On notera aussi que les prévisions météorologiques font état de la poursuite des précipitations en Europe, France comprise, même si une baisse est attendue. Les producteurs ont mis en stand-by les travaux de semis dans de nombreuses zones, attendant une éclaircie pour les reprendre. En Europe de l'Est, la moisson de maïs devrait continuer en Ukraine. Des pluies sont attendues dans le pays ainsi qu’en Russie de manière hétérogène selon les régions considérées. Aux Etats-Unis, les principales zones de production ne devraient pas recevoir trop de pluies, ainsi la récolte de maïs devrait se poursuivre et les travaux pour les cultures de blé d’hiver se poursuivre. Enfin, en Amérique du Sud, on notera l’attente de pluies très importantes au Brésil (plus de 100 mm attendus dans le sud du pays notamment) qui devrait retarder les semis de maïs.
La devise européenne a aussi constitué un facteur baissier pour les prix français, avec un euro qui demeure à un haut niveau face au dollar, autour de 1,085 $, pénalisant logiquement sur la compétitivité des productions agricoles issues de l’UE sur le marché mondial.
Enfin, le prix du pétrole a nettement reculé, pesant de fait sur les matières premières en général.
Fondamentaux
Monde, céréales, production/stocks : Le Conseil international des céréales (CIC) estime, dans son rapport de novembre, la production 2023-2024 de blé à 787 Mt (+2 Mt) et le stock de report 2023-2024 à 264 Mt (-6% par rapport à 2022-2023). En maïs, la production mondiale est rehaussée à 1,22 Mdt (+4 Mt) comme le stock de report à 285 Mt.
Bulletin Céré'Obs de FranceAgriMer (semaine 45, du 7 au 13 novembre 2023)
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