Les cours des principaux contrats Blé et Maïs ont encore perdu du terrain, jeudi 21 avril, tant sur le CBOT à Chicago que sur Euronext à Paris. Les baisses valent pour l’ensemble des échéances ouvertes (à l’exception du blé Euronext sur mai, en hausse) et sont plus marquées outre-Atlantique. A noter également que la référence Euronext en maïs était moins marquée par le mouvement de baisse que les autres références. Sur les marchés physiques hexagonaux, les prix du blé tendre et de l’orge fourragère étaient en hausse alors que ceux du maïs et du blé dur étaient stables.
Aux Etats-Unis, le marché a été marqué par des prises de profits et des ventes techniques en maïs, avec toujours des questionnements sur la météo (pluies dans un premier temps mais retour rapide de la sécheresse) et sur le rythme des semis. Côté blé, les ventes des fonds d'investissement et des ventes techniques ont animé le marché. Le prix du blé états-unien est actuellement non compétitif sur les marchés à l’exportation.
Le Conseil international des céréales (CIC) a annoncé, le 21 avril, de nouvelles prévisions de production, de consommation et de stocks dans le monde : 780 Mt de blé seraient produites en 2022-2023 (contre 781 Mt annoncées précédemment) et 785 Mt seraient consommées (778 Mt), ce qui donnerait des stocks à 277 Mt (282 Mt). En maïs, la production s’élèverait à 1 197 Mt en 2022-2023 (contre 1 210 Mt dans la précédente prévision) ; 1 218 Mt seraient consommées (1 201 Mt) et les stocks s’afficheraient à 265 Mt (286 Mt).
Une baisse des semis de printemps en Ukraine estimée à 20 %
Le ministère de l’Agriculture ukrainien a annoncé, le 21 avril, que 20 % des semis de printemps 2022 ont été réalisés sur une surface totale de 2,5 Mha. Au final, les surfaces de cultures de printemps pourraient chuter de 20 %. Dans les zones où les combats ont cessé mais où des opérations longues de déminage sont nécessaires, les surfaces emblavées pourraient reculer de 30 à 40 %. Mais dans les régions à l’est de l'Ukraine (Luhansk, Donetsk, Zaporijia et Kherson), où les combats se poursuivent, elles pourraient chuter de 60 à 70 %. Pour l’heure, le ministère ne donne aucune prévision de récolte de céréales pour 2022, ni aucun chiffre concernant les exportations.
La Bourse des céréales de Buenos Aires a annoncé par ailleurs une prévision de 6,5 Mha semés en blé pour la campagne 2022-2023, en baisse de 100 000 ha par rapport à la campagne précédente.
En France, pour la semaine 15, du 12 au 18 avril, les conditions de culture de blé tendre évoluent de 92 % à 91 % (85 % en 2021), selon le bulletin Céré’Obs de FranceAgriMer paru ce vendredi 22 avril. Les conditions de culture de l’orge d’hiver sont stables à 87 % (81 % en 2021) et celles de l’orge de printemps à 92 % (87 % en 2021). Les conditions de culture de blé dur évoluent de 84 % à 83 % (77 % en 2021) et les semis de maïs grain en France évoluent de 8 % à 32 % (37 % en 2021).
Côté commerce international, les ventes à l’export publiées par l’USDA ressortent à 264 800 t pour le blé, dans les attentes des analystes, et celles de maïs à 1 268 800 t, au-dessous des attentes.
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