L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 22 et le 23 février, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
Les cours des principaux contrats à terme sur le blé et sur le maïs ont globalement reculé ce vendredi 23 février 2024, notamment pour le blé coté sur le CBOT et sur Euronext, et particulièrement sur les échéances les plus traitées, tout comme le maïs états-unien (sous les 400 cts$/boisseau pour l’échéance mars). Le blé européen a terminé sous la barre des 200 €/t pour l’échéance de mai, la plus traitée. Le maïs européen résiste plutôt bien. Sur les marchés physiques hexagonaux, les prix ont légèrement reculé en blé tendre et en orge fourragère alors qu’ils ont stagné en blé dur et en maïs.
Les ventes à l’exportation états-uniennes (en-dessous des attentes), des exportations ukrainiennes en hausse en février, la météorologie plutôt favorable en Amérique du Sud et aux Etats-Unis ont animé les séances.
Dans l'Hexagone, FranceAgriMer a repris la publication de son bulletin sur les conditions de culture. Au 18 février, 26 % des surfaces des orges de printemps ont été semées (+6 % par rapport à la semaine précédente et 77 % l'année passée à la même période). Les conditions de culture "bonnes à très bonnes" progressent d’un point, à 69 % pour le blé tendre contre 95 % en 2023 et sont stables pour l’orge d’hiver à 71 % contre 94 % en 2023.
Côté économie agricole, en France, après une ouverture et une inauguration musclée du Salon international de l’agriculture (SIA) ce samedi, le président de la République a, lors d’une conférence de presse en fin de journée, intégré les céréales aux produits agricoles (sucre, volaille, œufs) pour lesquels les exportations ukrainiennes pénalisent les produits made in Europe. Il a également déclaré que l’agriculture française était un « intérêt général majeur de la nation française ». Lors de la soirée de commémoration de la 60e édition du SIA, dimanche soir, le Premier ministre a rappelé, entre autres, la position de la France sur deux sujets majeurs : oui, nous sommes en faveur de la PAC mais il faut la réformer et oui, nous sommes en faveur du commerce international mais on doit l’encadrer.
En blé dur, on note un net recul des prix sur la bourse de Bologne en Italie en fin de semaine dernière alors que les autorités de la sécurité de l’eau au Saskatchewan (Canada) craignent une nouvelle année de sécheresse en 2024. En ce qui concerne les orges fourragères à l’international, les cours FOB exprimés en dollar la tonne sont tous orientés à la baisse la semaine dernière (entre -6 $/t et -9 $/t) pour la France, l’Allemagne, l’Australie ou encore l’Argentine. Seuls les prix origine mer Noire sont inchangés.
A l’international, les désaccords se poursuivent entre la Pologne et l’Ukraine sur le passage des frontières pour les céréales ukrainiennes entre les deux pays (huit wagons contenant du maïs, en provenance d'Ukraine, ont été ouverts et leur contenu déversé dimanche sur une voie ferrée en Pologne, ont annoncé le gouvernement ukrainien et la police polonaise, rapporte l’AFP). Dans le cadre de l’annonce, en juillet 2023, de la Russie de livrer gratuitement 200 000 t de blé en Afrique, le Zimbabwe a déclaré avoir reçu les premiers chargements ce vendredi (au total, le pays doit recevoir 25 000 t).
Commerce international :
Etats-Unis, blé, ventes à l’exportation : 280 100 t, en-dessous des attentes des analystes, pour la semaine se finissant au 15 février 2024 (source : USDA) ;
Etats-Unis, maïs, ventes à l’exportation : 998 100 t, dans les attentes des analystes, pour la semaine se finissant au 15 février 2024 (source : USDA).
Bulletin Céré'Obs de FranceAgriMer : (semaine 7, du 12 au 18 février 2024)
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