Blé, orge fourragère en sympathie, et maïs ont tous affiché une nette hausse tarifaire sur leur marché physique respectif, pour des livraisons spot comme éloignées, dans le sillage des contrats Blé et Maïs sur le marché à terme Euronext à Paris mais aussi du marché à terme CBOT à Chicago.
La progression des prix en céréales à paille s’inscrit dans un contexte de retour de la demande internationale, notamment au travers de l’achat récent de plus de 600 000 t de blé meunier par l’Arabie saoudite, et de mouvements techniques et ventes spéculatives sur les marchés à terme européen (Euronext) et états-unien (CBOT). En Europe, les températures élevées et l’absence de précipitations dans certaines zones de production françaises et allemandes font redouter une dégradation des cultures, notamment de printemps.
Aux Etats-Unis, les conditions de culture pour les céréales de printemps se sont dégradées, selon le Crop Rating publié lundi soir par l'USDA. Le maïs affiche un taux de parcelles dans un état" bon à excellent" de 64 % contre 69 % sept jours auparavant. En blé d’hiver, pour lequel les premières coupes démarrent, les conditions de culture "bonnes à excellentes" sont estimées à 36 % des surfaces contre 34 % la semaine passée.
Côté politique, l’Union européenne a décidé de prolonger jusqu’au 15 septembre, au lieu de fin octobre, la clause de sauvegarde exceptionnelle permettant le seul transit de blé, de maïs, de colza et de tournesol sur le territoire des pays d’Europe de l’Est (Pologne, Bulgarie, Roumanie, Slovaquie, Hongrie) dont les marchés locaux sont très perturbés par l’afflux des volumes de produits ukrainiens. Par ailleurs, le renouvellement pour un an de la suspension des droits de douane et contingents tarifaires sur les produits ukrainiens importés dans l’UE a aussi été acté.
Fondamentaux
Australie, blé/orge, production : l’Australie pourrait engranger 26,2 Mt de blé et 9,9 Mt d’orge cette année, selon Abares qui a publié hier ses premières estimations de production. Des replis respectifs de 34 % et 30 % qui s’expliquent notamment par la prise en compte d’une possible augmentation de l’effet El Niño qui engendrerait en Australie un déficit hydrique.
Marchés physiques français du 5 juin 2023 (base juillet pour les céréales)
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