Pourquoi risque-t-on une pénurie de cassis ?

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Les dégats atteignent la plante elle-même, ce qui inquiète la filière pour les futures récoltes. Crédits : © Bernard Gommard

Le verger français de cassis couvre une surface de 2 000 ha pour un potentiel de production de 7 000 tonnes. La France en est le troisième pays producteur en Europe. Mais cette année, la filière alerte sur les énormes pertes qu’ont entraîné les violents orages et les fortes chaleurs de juin : entre 30 et 70 % de pertes suivant les parcelles. « Toutes les variétés cultivées en France et caractéristiques du territoire national sont touchées, notamment le Noir de Bourgogne et le Blackdown. » précise l’Afidem (l’interprofession des fruits à destinations multiples transformés), qui explique : « Ces dégâts se traduisent par des baies de cassis cuites, desséchées et totalement perdues en chutant au sol avant récolte ». Les producteurs craignent aussi pour les récoltes futures, certaines plantes étant fragilisées.

Un marché du cassis qui redevenait favorable

Cette chute annoncée de la production intervient alors que le marché redevenait favorable. La crise sanitaire avait en effet bousculé certains débouchés (RHD et export), mais la demande regagnait en vigueur. L’Afidem alerte : « Si la demande dépasse l’offre disponible cette année, les transformateurs pourraient être amenés à ne pas pouvoir répondre à toutes les nouvelles demandes ».

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

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