Domagri Portes ouvertes à la compétitivité technique

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Les exploitants attentifs aux solutions techniques fournies par les techniciens de Domagri. Crédits : © Auvergne Agricole
Patrick Pithon, directeur et Michel Delsuc, président ont organisé la porte ouverte de la coopérative

Sous le soleil lempdais salutaire, les agriculteurs ont pu découvrir les activités de Domagri sur 6 ha de l’exploitation du Lycée Agricole Louis Pasteur de Marmilhat le vendredi 15 juin. Le matin, une présentation de la filière semences a démontré l’intérêt des semences certifiées aux exploitants (compte-rendu la semaine prochaine). L’après-midi était axée sur la visite des essais et la découverte du Phytobac® et du système de guidage «Isaguide» évitant le jalonnage.
Les techniciens de Domagri prodiguaient leurs conseils tout au long de la visite, épaulés par leurs partenaires. La visite débuta tout d’abord par une présentation des variétés de colza. Puis Didier Chollet, ingénieur du CETIOM(1), interpellait les exploitants sur l’opportunité de répondre aux besoins du marchés en biocarburants. Il précisait que «le rendement énergétique de la production de biodiesel Diester® à partir de colza ou de tournesol, de la parcelle à la pompe, est positif sur un rapport de 1 pour 3 ». Bien qu’elle soit boudée en raison de la concurrence du soja et des cours actuels peu encourageants, une panoplie de variétés intéressantes de pois étaient présentées.
Ensuite, l’attention était retenue par Frédéric Moigny de la Chambre d’agriculture sur l’usage des stimulateurs sur blé pour gagner en teneur de protéines. Il insistait sur le fait que «gagner 1/3 à 1/2 point de protéines suffit à franchir un seuil de gamme, ce qui n’est pas négligeable dans un contexte de concurrence accrue entre les régions sur les blés de qualité». Ensuite, la visite se poursuivait par une imposante vitrine variétale de blés tendre d’hiver animée par Domagri et Olivier Vincent d’Arvalis. Ce dernier évoquait l’importance de la sensibilité à la fusariose comme critère de sélection des variétés. « Le risque de mycotoxine est inféodé à cette sensibilité » rappelait-il. Le visiteur pouvait alors se rapprocher d’un stand abordant la fertilité des sols pour découvrir après les magnifiques tournesols et les diverses variétés d’orge et de triticales. Des jachères apicoles et jachères fleuries étaient également présentées par les étudiants de l’Enita. Pour conclure la visite, Julie Cloupet, d’Adivalor, exposait les démarches de collecte des EVPP(2) et PPNU(3) à proximité d’une démonstration de local phytosanitaire.
Cette journée fut un succès au vu du nombre de participants, tous avides des informations techniques précises apportées par Domagri.

(1) Centre Technique Interprofessionnel des Oléagineux Métropolitains
(2) Emballages vides de produits phytosanitaires
(3) Produits phytosanitaires non utilisables.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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