« Les viticultures européenne et française payent leur non-remise en cause. Le copeau est une technique maîtrisée, donnant même de meilleurs résultats que la barrique, au boisé bien plus aléatoire », affirme Patrick Ducournau cette semaine dans Sud-Ouest (19/4) qui a consacré une grande enquête à cette question qui agite depuis une quinzaine de jours la viticulture française. Patrick Ducournau est il est vrai de parti pris : il a fondé la société Oenodev qui dispose de l’une des principales usines de copeaux, située à l’Aire-sur-l’Adour, dans les Landes. « L’arrivée des copeaux, c’est comme casser un rêve dans la tête du consommateur, reconnaît-il cependant. On a construit l’image du produit vin à travers un outil mythique : la barrique. C’est un mensonge et une voie de communication sans issue. On devrait moins mettre en avant les “périphériques” cailloux, terroir ou autres barriques et parler un peu plus du vin lui-même au client final », estime-t-il. De fait, seul 10 % des vins français ont recours au passage en barrique.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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