Le groupe coopératif Oxyane implanté dans l’est de la France a construit une unité de trituration de soja dans l’Isère. Son objectif est de développer sa propre filière de tourteau de soja expeller pour réduire la dépendance au soja importé.
Le 7 juin s’est déroulée l’inauguration de la nouvelle usine de trituration de soja du groupe coopératif Oxyane (7 000 agriculteurs, 1 900 collaborateurs) à la Côte-Saint-André, en Isère, à proximité de son site industriel de stockage de céréales et de son usine d’aliments du bétail.
Elle permettra dans un premier temps de traiter 25 000 tonnes de soja, pouvant aller à terme à un développement jusqu’à 50 000 tonnes. Cet outil met en œuvre une technologie innovante de dépelliculage de graines et un procédé de séparation de l’huile par pression mécanique après cuisson, sans utilisation de solvant. Son coût s’élève à 8 millions d’euros.
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« L’objectif est de valoriser les complémentarités entre les grandes cultures et les productions animales de la région, affirme la coopérative. Nous voulons répondre à la demande des débouchés pour une alimentation des animaux à partir de matières premières produites localement, notamment les sources de protéines. Pour cela, elle dispose déjà sur son territoire de 13 000 tonnes de soja conventionnel tracé produites par 600 producteurs et de 3 600 tonnes de soja bio issu de 120 fermes bio. » « 25 % de nos producteurs ont déjà intégré le soja dans leur assolement », affirment les dirigeants d’Oxyane.
Pour accompagner la montée en puissance de l’usine, les besoins à terme en surfaces de soja seront de 18 000 hectares sur près de 200 000 hectares de cultures maîtrisées par Oxyane.