Avec la fermeture des marchés à terme outre-Atlantique (soja sur Chicago, canola sur Winnipeg) ce sont les éléments macroéconomiques qui ont guidé l’évolution du colza le 19 février. Et il en est ressorti une hausse des cours mondiaux du pétrole et une baisse de l’euro face au dollar, favorables à la montée des prix de la graine oléagineuse française. Ajoutons à cela la hausse des cotations de l’huile de palme sur Kuala Lumpur, qui a fait grimper par ricochet celle de colza sur Rotterdam. Autre élément haussier, une vague de froid est attendue dans l’est de la France et en Allemagne la semaine prochaine, susceptible d’affecter les cultures de colza localement, selon l’observatoire des cultures de la Commission européenne (Mars).
Concernant l’or noir, les tensions géopolitiques entre l’Iran et Israël font craindre une perturbation de la production iranienne en cas d’escalade du conflit entre les 2 nations sur le territoire syrien.
Du côté des huiles, les opérateurs du marché rapportent une demande internationale meilleure qu’attendue en palme. La fermeté des cours observée sur Kuala Lumpur a entraîné dans son sillage ceux de l’huile de colza à Rotterdam.
En termes de fondamentaux, alors que le marché s’inquiète toujours de la situation en Argentine, et accepte de plus en plus le retrait de la récolte 2018 du pays sous la barre des 50 Mt (le chiffre de 47 Mt est souvent évoqué), l’analyste Safras & Mercados s’attend à une production brésilienne à 115,6 Mt pour cette année, un record, contre 114,2 Mt l’an dernier.
Il n’y a toujours rien de nouveau du côté du tournesol français. Les cours sont stationnaires.
Marchés physiques français du 19 février 2018
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