Nantes : grâce à l’initiative « Entreprises nourricières », des légumes cultivés sur le foncier d’entreprises pour la Banque alimentaire

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Grâce à l’initiative « Entreprises nourricières », des entreprises mettent à disposition leur foncier afin que des légumes soient cultivés pour les banques alimentaires. Crédits : © MAAD

Initié au printemps dernier dans la métropole de Nantes, le projet « Entreprises nourricières » mobilise des entreprises qui mettent à disposition du foncier où des maraîchers cultivent des légumes destinés aux publics précaires via la Banque alimentaire.

Partant du constat d'un nombre croissant de personnes en précarité au sein de la population de Nantes métropole et du potentiel non valorisé du foncier d’entreprises, la Maison des agriculture et de l'alimentation durables (MAAD) a imaginé le projet « Entreprises nourricières ». Un point d’étape s’est tenu le 15 septembre avec les différents partenaires de l’initiative.

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Deux entreprises volontaires pour débuter le projet

Pour cette première année d’expérimentation, deux entreprises ont été volontaires près de Nantes : Nature et Aliments à Rezé et Tallineau Emballage à Vertou, avec des surfaces de 224 et 200 m². Deux maraîchers y cultivent depuis le printemps des courgettes, pommes de terre, courges, choux et oignons qui sont collectés chaque semaine par la Banque alimentaire 44. Un choix concerté de légumes résistants, productifs, correspondant aux besoins prioritaires de l’aide alimentaire et facilement stockables.

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Des entreprises très impliquées financièrement

Outre la terre, les entreprises s’engagent à fournir un accès à l’eau pour l’irrigation, à soutenir financièrement le projet et à sensibiliser leurs salariés et les entreprises voisines. Concrètement, le projet est financé à 12 % par la vente de légumes, 40 % par les entreprises, 28 % par Nantes Métropole et 20 % par les Villes de Rezé et Vertou. Chaque acteur signe une convention, les entreprises s’engagent pour cinq ans, les maraîchers pour une année et sont rémunérés en prestation sur la base du temps dédié au projet.

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Objectif : 1,4 tonne de légumes

La Banque alimentaire achète les légumes 1€ le kilo à la MAAD avant de les revendre ensuite aux associations qui se fournissent chez elle. L’objectif de récolte est cette année de 1,4 tonne de légumes. « Les conditions climatiques ont un peu impacté les récoltes, mais les plants ayant souffert de la chaleur ont pu en partie être remplacés et nous espérons arriver à un rendement proche de l'objectif, puisque pommes de terre, choux et courges sont encore au champ » explique Raphaëlle Cormerais-Thomin, coordinatrice des projets agriculture-alimentation à la MAAD.

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Plusieurs autres entreprises ont manifesté leur intérêt pour le projet

L’avenir du projet semble assuré selon Raphaëlle Cormerais-Thomin : « Nous venons d'ouvrir la phase d'essaimage du dispositif, avec un accord de soutien de la métropole de Nantes. La rencontre du 15 septembre officialisait cette phase d'ouverture qui est déjà amorcée, car nous sommes d'ores et déjà en contact avec deux entreprises avec lesquelles des visites sur site sont prévues courant septembre pour qualifier plus précisément le foncier disponible ».

« Nous allons continuer à expliciter le modèle »

Elle ajoute : « D'autres entreprises ont manifesté leur intérêt pour le projet et nous allons continuer à expliciter le modèle, contacter des entreprises et mettre à disposition un "Guide de bonnes pratiques" dont la parution est prévue fin 2026 pour présenter les enseignements des sites pilotes, les points de vigilance, les références et les documents types. L'essaimage est envisagé dans une première phase en 2027 dans l'arc Sud-Ouest de la métropole de Nantes pour optimiser les synergies et la logistique entre les différents sites de production, avant une ambition plus large à l'échelle de la Métropole nantaise ».

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