Marché des céréales et du sucre du 2 au 9 septembre 2026 - Les cours du blé tendre ont nettement reculé avec la possibilité d’un accord entre la Russie et l’Ukraine
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L’évolution hebdomadaire des prix des céréales (blé tendre, blé dur, orge fourragère, orge de brasserie, maïs et autres céréales secondaires) et du sucre, ainsi que des coûts du fret fluvial, sur le marché physique français entre le 26 août et le 2 septembre 2026, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
Le prix du blé tendre en rendu Rouen – sa place de référence sur le marché physique français – a reculé entre le 2 et le 9 septembre 2026 : - 1,50 €/t, à 243,50 €/t sur la période octobre-décembre, dans le sillage du marché à terme européen d’Euronext (- 2 €/t à 244,75 €/t sur l’échéance décembre 2026 et - 1,75 €/t à 244,50 €/t sur l’échéance mars 2027). Sur le CBOT, les cours ont également clôturé en baisse : -43,50 cts$/boisseau à 711,25 cts$/boisseau sur l’échéance de septembre 2026 et -45,25 cts$/boisseau à 728,75 cts$/boisseau sur celle de décembre.
Le marché a réagi tout particulièrement aux échanges qui ont eu lieu entre des émissaires états-uniens et les présidents de l’Ukraine et de la Russie pour trouver un accord de paix ou une trêve avant Noël dans le conflit qui oppose les deux pays. Néanmoins, de grosses difficultés logistiques existent toujours en mer Noire et en mer d’Azov. Les espoirs, pour la Russie, de passer par la mer Baltique ont été refroidis par les pays de cette zone géographique, qui ont dit s’opposer très fortement à l’arrivée de navires russes dans les ports baltes. Les opérateurs attendent désormais la publication, ce vendredi 11 septembre, du nouveau rapport Wasde de l’USDA sur l’offre et la demande mondiales agricoles pour avoir les idées plus claires. Les origines Roumanie/Bulgarie, mer Baltique et Amériques sont les plus compétitives au niveau prix en ce moment.
En France, les achats de blé par les fabricants d’aliments sont toujours importants, en particulier dans l’ouest de la France compte tenu de réapprovisionnement nécessaire et de prise de position après la période de congés. Les agriculteurs ont profité de la hausse des cours sur Euronext pour se positionner vendeur. Les meuniers sont également à l’achat mais plutôt sur la période janvier mars 2027.
Les prix de base du fret fluvial en France n’ont pas évolué en cette semaine du 2 au 9 septembre 2026.
Les niveaux de la Moselle et du Rhin ont remonté à la faveur des récentes précipitations, mais la navigation reste limitée par les basses eaux, qui renchérissement les coûts de fret (moins de charge pour de mêmes coûts de production).
En revanche, le niveau du Danube demeure bas, entravant le fret de marchandises.
Sur le bassin de la Seine, l’activité à destination des terminaux céréaliers du port de Rouen est repartie et devrait s’intensifier à partir du 15 septembre, avec des perspectives correctes jusqu’au début du mois d’octobre.
L’activité sur l’intracommunautaire est de fait traditionnellement faible en août et septembre.
Les cours du maïs rendu Bordeaux, sa place de référence en France, ont reculé sur la semaine allant du 2 au 9 septembre 2026. Sur Euronext, ils ont cédé 12,25 €/t, à 265 €/t, pour l’échéance de novembre 2026. Idem sur le CBOT avec un recul de 15,75 cts$/boisseau, à 527,75 cts$/boisseau pour celle de décembre 2026. Le rapport Wasde sur l’offre et la demande agricoles mondiales de l’USDA, attendu pour ce vendredi 11, sera scruté de très près par tous les acteurs. En France, les FAB réduisent le maïs dans les formules et intègrent du blé et de l’orge, dont les prix redeviennent intéressants. Les affaires traitées correspondent à des achats de dépannage. Globalement, les organismes stockeurs attendent de connaître la récolte avant de se positionner plus en avant sur le marché, de crainte de manquer de marchandise. Localement, les récoltes de maïs et de sorgho commencent tout juste.
En orge fourragère, le prix en rendu Rouen, sa place de référence en France, a reculé, de 16,50 €/t à 220 €/t sur la période octobre-décembre 2026, entre le 2 et le 9 septembre 2026. Sur ces niveaux de prix, les FAB se repositionnent pour l’intégrer en formulation. Les prix hexagonaux demeurent trop chers pour les Espagnols et les Italiens.
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Sur le marché physique français, les cotations de l’orge de brasserie ont globalement fait volte-face à la baisse entre le 2 et le 9 septembre 2026, dans le sillage des marchés céréaliers. Les cours en récolte 2026 ont perdu entre 2 à 7 €/t en Faro (variété d’hiver) comme en Planet (variété de printemps). En récolte 2027, la baisse des cours est moindre, comprise entre 2 €/t et 5 €/t, à l’exception de la Faro en FOB Moselle qui a gagné 5 €/t sur la semaine.
Certains acheteurs se positionnent, notamment italiens et espagnols, mais les agriculteurs font de la rétention, espérant un niveau de prix meilleur que celui proposé actuellement. La France a perdu beaucoup de marchés par le passé et il faudra beaucoup de temps pour éventuellement les reconquérir.
Au Canada une récolte importante est attendue mais des craintes concernent sa qualité en raison des pluies récentes.
L’avoine blanche, l’avoine noire, le triticale et le seigle ne sont guère cotés, sur un marché physique français peu animé. En avoine blanche, le départ Marne a renchéri de 5 €/t à 195 €/t entre le 2 et le 9 septembre 2026. En avoine noire, le départ Allier a progressé de 20 €/t à 180 €/t. En triticale, le départ Allier a grimpé de 10 €/t à 220 €/t.
Le prix du sucre brut a légèrement progressé, de 0,20 ct$/livre pour la semaine allant du 31 août au 7 septembre 2026, passant de 18,32 cts$/livre à 18,52 cts$/livre (au-dessus des 18 cts$, un plus haut plus atteint depuis plus d’un an). Celui du sucre raffiné a fait de même : + 7,50 $/t, à 524,85 $/t.
La tendance était à la hausse sur l’ensemble de la semaine, toujours avec l’idée d’un déficit conséquent entre offre et demande sur les marchés mondiaux en fin de campagne. Si les analystes diffèrent sur l’ampleur du déficit, ils sont tous d’accord pour confirmer son existence pour 2026-2027. Ce qui a fait bouger le marché cette semaine, c’est l’annonce par le gouvernement indien qu’il allait libérer des stocks de réserve pour les placer à la vente sur le marché domestique, induisant ainsi que les importations du pays, annoncées plus tôt cette année, seraient moindres.
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