L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 4 et le 5 novembre 2025, expliquée par La Dépêche-Le Petit Meunier.
Les cours du blé ont cédé 50 centimes d'euro la tonne sur l'échéance décembre d'Euronext entre le 4 et le 5 novembre, mais ont progressé d'environ 1€/t sur les échéances suivantes. Ceux du maïs se sont mieux appréciés, gagnant autour de 3 €/t sur les échéances de la récolte 2025. La baisse de la paire euro-dollar, causée par la fermeté du dollar après les accords commerciaux sino-états-uniens, améliore la compétitivité des origines européennes sur les marchés mondiaux. En maïs, signalons la clôture de l'échéance novembre d'Euronext. La hausse plus prononcée s'explique par le retard important des flux ukrainiens, couplé à une demande intracommunautaire dynamique. Le marché est donc ferme sur le Rhin. Sur les marchés physiques français, les cours du blé se sont appréciés dans l’Est de la France mais ont cédé 0,5 €/t sur les places portuaires. Ceux de l’orge fourragère ont gagné 0,5 €/t grâce à la bonne tenue de la prime. Les cotations du maïs ont progressé dans le sillage du marché à terme.
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La concurrence de l'origine mer Noire reste soutenue. En témoigne la proposition par le gouvernement russe d'un quota d'exportations de céréales de 20 Mt sur la période février-juin, contre 10,6 Mt en 2024, rapporte le syndicat russe des grains (RGU). Le cabinet d'analyse SovEcon a d'ailleurs relevé sa prévision d'exportations russes en blé de 400 000 t à 43,8 Mt, de même que pour l'orge à 3,5 Mt, à la faveur d'une meilleure production. Du côté du maïs ukrainien, le ministre de l'Économie et de l'Agriculture s'attend à une moisson en hausse par rapport à l'an passé, à 30 Mt. En revanche, concernant la récolte 2026, les surfaces de céréales sont évaluées en dessous de celles semées l'an passé à date. Les récentes pluies favorisent cependant le tallage et la levée des semis. L'agence APK-Inform rapporte la hausse des prix du blé fourrager en rendu portuaire, dans le sillage de ceux du maïs et de l'orge fourragère. Le ministre de l'Agriculture kazakh s'attend quant à lui à des exportations de grains équivalentes à celles de l'an passé, qui s'affichaient déjà à un niveau élevé. La subvention du fret a d'ailleurs été maintenue jusqu'au 1er septembre 2026.
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Aux États-Unis, les cours du blé et du maïs se sont appréciés sur le CBOT, soutenus par ceux du soja et le nouvel accord commercial entre la Chine et les États-Unis. Le gouvernement chinois a annoncé la suspension de ses mesures douanières contre certaines importations agricoles en provenance des États-Unis. L’intérêt acheteur chinois est d’ailleurs toujours présent pour le blé états-unien. Les prix du maïs ont progressé sur le marché à terme. Une hausse de la production moyenne journalière d’éthanol a soutenu les prix. Les rendements en maïs devraient finalement s’avérer meilleurs qu’attendu dernièrement, avec une nouvelle révision en hausse annoncée par S&P Global, supérieure à celle de StoneX. L’USDA devrait publier ses estimations de rendement et de production en céréales ce vendredi, malgré le shutdown.
Fondamentaux :
Russie, orge, production : attendue à 19,1 Mt (source : SovEcon)
Ukraine, maïs, production : 30 Mt en 2025 contre 27 Mt en 2024 (source : ministre de l’Économie et de l’Agriculture)
Ukraine, blé, semis : 4,304 millions d’hectares au 3/11/2025 soit 90,2 % de la surface prévue, contre 4,77 Mha l’an passé à date (source : ministère de l’Agriculture)
Ukraine, orge, semis : 478 700 ha au 3/11/2025 soit 80,8 % de la surface prévue, contre 592 300 ha l’an passé à date (source : ministère de l’Agriculture)
Ukraine, seigle, semis : 65 900 ha au 3/11/2025 soit 99,7 % de la surface prévue contre 66 100 ha l’an passé à date (source : ministère de l’Agriculture)
États-Unis, éthanol, production : 1,123 millions de barils par jour la semaine passée soit 32 000 barils par jour de plus que la semaine précédente (source : Administration pour l’information sur l’énergie)
États-Unis, éthanol, stocks : 22,655 millions de barils soit 288 000 barils de plus que la semaine précédente (source : Administration pour l’information sur l’énergie)