L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 4 et le 5 juin 2026, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
Vendredi, les frappes entre l’Iran et les Etats-Unis restaient encore limitées. Le prix du pétrole a baissé. Le Brent diminuait de 2,44 % à 93,44 $/baril tandis que le WTI baissait 2,83 % à 90,3 $/baril. Ce lundi matin, l’Iran et Israël ont lancé des attaques réciproques rendant plus qu’incertain tout accord de paix. Par ailleurs le détroit d’Ormuz a été la cible d’attaques de drone de la part des Iraniens. Le prix du pétrole est donc reparti à la hausse ce lundi matin. Le prix du Brent reprenait à 7h45 (heure de Paris) 1,70 % à 96,98 $/baril tandis que le WTI gagnait 4,5 % à 94,37 $/baril. Le dollar s’était légèrement raffermi vendredi face à l’euro. L’euro valait 1,1522 $ alors que la veille il s’échangeait contre 1,1612 $. Ce lundi matin les gains enregistrés par le dollar ce vendredi sont effacés puisque l'euro s’échangeait à 8h00 (heure de Paris) contre 1,1516 $.
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Dans ce contexte, les prix du blé et du maïs continuaient de chuter sur le marché états-unien ce vendredi. Le prix du blé cédait sur le CBOT de 2 à plus de 7 cts$/boisseau selon les échéances. Il diminuait de 1,75 cts$/boisseau sur juillet 2026 à 580 cts$/boisseau tandis que sur mai 2027 il perdait 4 cts$/boisseau à 638 cts$/boisseau. Le prix du maïs aggravait également ses pertes de la semaine ce vendredi. Il reculait de 2 à 7 cts$/boisseau selon les échéances sur le CBOT. Il baissait de 7 cts$/boisseau sur juillet 2026 pour s’établir à 417,5 cts$/boisseau. Sur décembre 2026 il se repliait de 5,75 cts$/boisseau à 446 cts$/boisseau. Les conditions de culture s’annoncent toujours favorables pour le blé et le maïs sur les principales régions productrices. Des pluies soutenues sur le Midwest avantagent la culture du maïs. Aux Etats-Unis, les fronts de pluie se sont déplacés du nord vers les plaines centrales et méridionales améliorant la récolte de blé de printemps. Les plaines du Canada bénéficient de conditions favorables avec des averses occasionnelles. Au Brésil si les conditions étaient défavorables à la culture du maïs cette semaine en raison d’un temps sec, des précipitations sont annoncées. En Europe des pluies sont également attendues tandis qu’en Australie un front pluvieux a traversé le pays et devrait se prolonger cette semaine. En Chine, premier consommateur mondial de blé, la qualité de la production a été dégradée par un excès de pluies. Quelque 42 % de la superficie totale de blé a été récoltée à ce stade. Au cours des quatre premiers mois de 2026, la Chine a doublé ses importations de blé qui se sont élevées à 2,43 Mt. Les marchés surveillent de près le contexte en Chine car une légère augmentation des importations pourrait soutenir le niveau des prix mondiaux. En Argentine, selon la Bourse de Buenos Aires, les semis de blé avancent à un rythme record. Ils couvrent 6,5 Mha soit 32,4 % de la superficie prévue, sous l’impulsion de bonnes disponibilités en eau. Quant à la récolte de maïs, elle atteint 40,6 % de la surface plantée avec un rendement moyen de 82,7 q/ha. L'estimation de la production est maintenue à 64 Mt.
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Les prix du blé et du maïs sur Euronext évoluaient dans un ordre dispersé. Le prix du blé perdait jusqu’à 1 €/t selon les échéances alors que le prix du maïs gagnait de 1 à moins de 3 €/t selon les échéances. Le prix du blé était quasi stable sur juillet 2026 et gagnait 0,25 €/t à 201,50 €/t tandis qu’il perdait 9,75 €/t sur mai 2027 à 217,50 €/t, soutenu par la légère dégradation de l’euro face au dollar ce vendredi. Le prix du maïs sur Euronext augmentait quant à lui de 2,50 €/t sur août et novembre 2026 pour s’établir respectivement à 218,75 €/t et 206,75 €/t. Comme attendu, les conditions de culture en France se sont légèrement dégradées suite aux fortes chaleurs des semaines passées. Selon le rapport Céré’obs de FranceAgriMer paru ce vendredi les conditions de culture du blé tendre en "bon à très bon" état passent de 78 à 76 % contre 69 % en 2025 tandis qu'en orge d'hiver elles diminuent de 76 à 73 % contre 64 % en 2025. Les stades épiaisons sont en avance de 4 à 5 jours. Les conditions de culture "bonnes à très bonnes" en maïs passent de 88 à 84 % contre 85 % en 2025 alors que le stade levée passe de 95 à 97 % contre 96 % en 2025.
Marchés physiques français du 5 juin 2026 (base juillet pour les céréales)
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