L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 29 et le 30 janvier 2026, expliquée par La Dépêche-Le Petit Meunier.
Les prix du blé sur le marché à terme européen ont fortement progressé sur l’échéance mars entre le 29 et le 30 janvier. Les contrats suivants connaissaient des hausses un peu moins prononcées. Les cours ont ainsi gagné 3 €/t sur mars, 2 €/t sur mai, 1,50 €/t sur septembre et 0,75 €/t sur décembre. Ceux du maïs ont suivi à la hausse dans une moindre mesure. Ils se sont appréciés de 0,75 €/t sur mars, 1 €/t sur juin, 1,50 €/t sur août et 1,25 €/t sur novembre. La hausse du dollar index a entraîné mécaniquement la baisse de la paire euro-dollar, rendant les importations de céréales européennes par les pays hors zone euro moins coûteuses. Les prix du blé sur le contrat mars 2026 se sont par conséquent retrouvés à leur niveau de novembre 2024 à 194,25 €/t le 30 janvier. Des rumeurs de compétitivité du blé français sur le Maroc ont également apporté un élément haussier. De même, les conditions climatiques froides et le risque de gel inquiètent pour les cultures de blé et d’orge en Russie et en Ukraine, et perturbent la logistique au départ des ports russes.
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Aux États-Unis, les cours du blé et du maïs se sont en revanche effondrés. Ceci intervient dans un mouvement général de baisse sur les prix des matières premières lié à des prises de profit après les dernières séances de hausse. La nomination par Donald Trump de Kevin Warsh à la tête de la Réserve fédérale des Etats-Unis (FED) a rassuré les marchés, tirant vers le haut le dollar mais pénalisant par conséquent la compétitivité des céréales états-uniennes à l’exportation. En Argentine, les pluies devraient apporter du soulagement aux cultures de maïs. La Bourse de Buenos Aires a bien dégradé les conditions de culture de la graine jaune, mais les volumes importants attendus de la part du Brésil tempèrent l’inquiétude quant aux disponibilités mondiales. Du côté de l’Australie, les analystes de Lachstock Consulting signalent la hausse des cotations du blé et de l’orge sous l’effet de la rétention des vendeurs. Nos confrères du Times of India rapportent par ailleurs que les stocks de blé dépassant largement les volumes attendus pour la réserve stratégique, le gouvernement indien a discuté de la possibilité d’ouvrir les exportations de blé.
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À noter, l’entreprise russe Delo Ports (propriétaire du terminal grainier KSK de Novorossiysk) a proposé d’établir un hub grainier et un moulin à Oman.
Fondamentaux :
Argentine, maïs, conditions de culture : 46 % bonnes à excellentes au 28 janvier contre 52 % la semaine précédente (source : Bourse de Buenos Aires)
Argentine, maïs, semis : achevés à 97 % (source : Bourse de Buenos Aires)
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