L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 24 et le 25 juin 2026, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
Un navire a été touché par un projectile inconnu dans le détroit d’Ormuz ce jeudi, amenant l’Organisation international maritime à suspendre le passage des navires. L’Iran avait menacé un peu plus tôt dans la journée de prendre toutes les mesures nécessaires contre les navires traversant le détroit d’Ormuz sans son autorisation. Dans ce contexte, le prix du pétrole augmentait. Le Brent progressait de 2,3 % à 74,82 $/baril tandis que le prix du WTI augmentait de 2,66 % à 71,67 $/baril. Ce vendredi matin, à 6h30 (heure de Paris), le prix du Brent reprenait le chemin de la baisse en diminuant de 1,34 % et le prix du WTI perdait 1,50 %. Le dollar se dépréciait très légèrement ce jeudi de 0,11 % face à l’euro qui s’échangeait contre 1,1375 $ alors que la veille le taux de change était de 1,1363 $. Ce vendredi matin, le dollar reprenait de la vigueur avec un euro valant 1,1373 $.
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Ce jeudi, les prix du blé et du maïs rebondissaient sur le CBOT. Le prix du blé progressait de 4 à 5,50 cts$/boisseau selon les échéances. Il augmentait de 5,50 cts$/boisseau sur septembre 2026, échéance la plus échangée, à 601,50 cts$/boisseau alors qu’il gagnait 5,50 cts$/boisseau sur décembre 2026 à 618,25 cts$/boisseau. Sur l’échéance la plus rapprochée, à savoir juillet 2026, la hausse du prix du blé était de 5,25 cts$/boisseau et le prix s’établissait à 591 cts$/boisseau.
Le prix du maïs sur le CBOT progressait quant à lui de 4 à 8 cts$/boisseau selon les échéances. Il augmentait de 8,25 cts$/boisseau sur décembre 2026 à 443 cts$/boisseau alors qu’il progressait de 8,50 cts$/boisseau à 424 ,5 cts$/boisseau sur septembre 2026. Sur l’échéance la plus rapprochée, il augmentait de 7,75 cts$/boisseau à 414,75 cts$/boisseau. Les conditions météorologiques restent favorables dans la plupart des bassins de production. Au Brésil, des pluies abondantes sur le Mato Grosso pourraient ralentir la récolte de maïs Safrinha. En Argentine, l’humidité sera réduite mais la récolte du maïs er les semis de blé pourraient s’accélérer. En Australie, les pluies devraient s’intensifier apportant l’humidité nécessaire aux cultures. Dans le Corn Belt, il est prévu une vague de chaleur qui pourrait tirer les prix du maïs à la hausse. Le Conseil international des céréales (IGC) a revu à la hausse son estimation de production mondiale de céréales de 12 Mt en juin pour la campagne 2026-2027. Cette hausse est imputable à une révision de la production de maïs en Inde, Argentine, Brésil, Paraguay et Afrique du Sud. L’IGC anticipe par ailleurs une production, consommation et échanges à un niveau record sur la campagne 2025-2026 avec un stock de report élevé estimé à 640 Mt. Ces derniers devraient se réduire à 618 Mt en fin de campagne 2026-2027 compte tenu d’une légère baisse de la production mondiale de céréales à 2 426 Mt et une hausse de la consommation mondiale à 2 448 Mt.
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Sur Euronext, les prix du blé et du maïs évoluaient à la baisse contrairement à ce qui a été observé sur le CBOT. Le prix du blé diminuait de 1 à 3,5 €/t selon les échéances. Sur septembre 2026, échéance la plus échangée, le prix du blé diminuait de 3,50 €/t à 206 €/t tandis qu’il perdait 3 €/t à 212,25 €/t sur décembre 2026. Des analystes de Rusagrotrans anticipent des exportations de blé par la Russie pour 2025-2026 à 47,7 Mt contre 42,3 Mt en 2024-2025. Les fortes chaleurs observées en Europe pourraient favoriser les exportations de blé par la Russie.
Le prix du maïs évoluait en ordre dispersé sur Euronext même s’il baissait ce jeudi sur une majorité d’échéances. Il perdait 1 €/t sur novembre 2026 à 221,25 €/t sur décembre 2026, échéance la plus échangée. Il progressait au contraire de 0,50 €t sur septembre 2026 à 228 €/t. Les fortes chaleurs en Europe du Sud-Ouest et d’Europe centrale inquiètent les marchés et limitent la baisse des prix des céréales malgré une récolte mondiale a priori abondante. La demande à l’export de maïs ukrainien reste limitée, malgré le quota à l’import en franchise de droit de la Turquie. La production turque de blé et d’orge était effectivement bonnes limitant les besoins à l’import. Les importateurs turcs ont déjà utilisé 1,888 Mt sur le quota à l’importation de 3 Mt valable du 20 avril au 31 juillet. La Turquie devrait commencer à récolter sa production de maïs en août, production estimée à 7,1 Mt en 2026-2027 contre 7,9 Mt en 2025-2026.