L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 19 et le 22 juin 2026, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
Après une première journée de négociations, l’Iran et les Etats-Unis se sont accordés sur une feuille de route pour arriver à un accord final. Ils ont convenu de mettre en place un canal de communication au sein du détroit d’Ormuz et mettre fin aux combats au Liban. Dans ce contexte, le prix du pétrole reculait ce lundi. Le prix du Brent perdait 3,02 % à 77,95 $/baril tandis que celui du WTI reculait de 3,08 % à74 $/baril. Ce mardi matin, le prix du pétrole poursuivait sa baisse et le dollar s’appréciait de nouveau. Le dollar s’appréciait ce lundi face à l’euro. Un euro s’échangeait contre 1,1441 $ alors que la veille le taux de change s'élevait à 1,1462 $. Ce matin à 6h50 (heure de Paris), le Brent s’échangeait à 77,52 $/baril, le pétrole WTI à 73,58 $ et enfin un euro s’échangeait contre 1,1425 $.
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Les prix du blé et du maïs ce mardi chutaient ce mardi sur le CBOT après un long week-end férié aux Etats-Unis. Le prix du blé chutait de 6 à plus de 8 cts$/boisseau selon les échéances. Il perdait 6,50 cts$/boisseau sur septembre 2026, échéance la plus échangée à 607,5 cts$/boisseau, tandis qu’il reculait de 6,25 cts$/boisseau sur décembre 2026 à 624 cts$/boisseau. Sur l’échéance la plus rapprochée, à savoir juillet 2026, le prix du blé diminuait de 8,25 cts$/boisseau pour s’établir à 597,5 cts$/boisseau. A l’image du blé, le prix du maïs chutait également sur le CBOT de 2 à 6 cts$/boisseau selon les échéances. Il perdait 4,50 cts$/boisseau sur décembre 2026, échéance la plus échangée, à 439,5 cts$/boisseau et diminuait de 5,50 cts$/boisseau sur septembre 2026 à 419,75 cts$/boisseau. Sur l’échéance la plus rapprochée, à savoir juillet 2026, le prix du maïs reculait de 6 cts$/boisseau pour s’établir à 411,5 cts$/boisseau. Les opérateurs du marché semblaient réagir aux fondamentaux du marché et en particulier aux niveaux de production et de stocks de fin de campagne élevés des céréales à l’échelle mondiale. À la suite du conflit armée avec la Russie, les exportations de céréales depuis l’Ukraine pourraient être réduites d’un tiers selon des représentants de l’industrie et des exploitants de terminaux céréaliers après les attaques contre les ports. Les exportations mensuelles pourraient passer de 6 Mt à 4 Mt. Par ailleurs les stocks domestiques de céréales pourraient de fait augmenter passant d’ici le 1er juillet à 9,5 Mt.
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Les conditions météorologiques restent en cette fin juin un élément prépondérant également dans la formation des prix. Aux Etats-Unis, plusieurs fronts pluvieux ont traversé le Midwest et les grandes plaines favorisant la culture du maïs et du blé de printemps, et la situation devrait se prolonger cette semaine. De même au Canada, la pluie était bien présente. Au Brésil, la deuxième récolte maïs, appelée safrinha, est encouragée par des pluies dans les régions centrale et méridionale, les prévisions de production atteignant 140 Mt. En Argentine, les pluies excessives ont ralenti les semis de blé d’hiver mais selon la bourse Buenos Aires les semis sont réalisés à hauteur de 57,6 % , soit 16,6 % de plus que la moyenne historique, alors que la récolte de maïs est prévue à un niveau record de 64 Mt pour la campagne 2025-2026. En Australie, des pluies ont traversé les régions de l’Est du pays et les conditions de culture se sont améliorées. Enfin, en Chine des pluies dans le Nord-Est encouragent la production de maïs.
Contrairement à ce qui s’est passé sur le CBOT, les prix du blé et du maïs progressaient fortement sur Euronext. Le prix du blé augmentait de 1 à 7 €/t selon les échéances. Il progressait de 6 €/t sur septembre 2026, échéance la plus échangée, à 207,25 €/t, alors qu’il progressait de 4,75 €/t sur décembre 2026 à 213,25 €/t. Le prix du maïs progressait quant à lui de 6,25 €/t à 219,25 €/t sur novembre 2026, un nouveau plus haut sur ce contrat. Le prix augmentait de 7,50 €/t à 221 €/t sur août 2026. Contrairement aux régions de production de céréales dans le monde, l’Europe de l’Ouest est affectée par une vague de chaleur exceptionnelle inquiétant les marchés tant sur la production de maïs que sur la récolte des blés. Les températures en France supérieures à 40 °C sont préoccupantes pour les cultures de printemps. Par ailleurs un échaudage pour les cultures en fin de cycle est à craindre. Autre point inquiétant les marchés, la diminution prévisible des importations de céréales par le Maroc, client traditionnel des exportateurs européens et en particulier français. Selon les prévisions de l'USDA, le Maroc pourrait réduire de moitié ses importations de blé au cours de la campagne 2026-2027 qui débute ce 1er juillet, en raison d’un production nationale en forte augmentation après des années de sécheresse. Notons que les droits à l’exportation de céréales en Russie se maintiendront à zéro jusqu’à la fin juin, selon le ministère russe de l’Agriculture.
Marchés physiques français du 22 juin 2026 (base juillet pour les céréales)
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