L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 16 et le 17 avril 2025, expliquée par La Dépêche-Le Petit Meunier.
Les prix du blé sur Euronext et les marchés physiques français ont progressé entre les séances du 16 et du 17 avril 2025, bénéficiant du soutien du retour des achats algériens et tunisiens. Ceux du maïs ont enregistré de légères pertes en raison de ventes techniques avant le weekend de Pâques.
Pour tout savoir sur l'actualité des marchés agricoles, cliquez ici
La journée d’hier a été marquée par une série de publications de statistiques en UE et en mer Noire avant le week-end de Pâques. Le CIC a également publié son rapport d’avril avec des hausses sur les stocks en maïs et en blé. Les marchés financiers s’apaisent en cette fin de semaine après l’entame des négociations de divers pays avec Washington sur les droits de douanes.
Sur Euronext et les places françaises, les prix du blé ont progressé significativement avec le soutien de prises de bénéfices avant le long weekend. Les cours sur le marché à terme profitent aussi du retour des acheteurs, avec un achat de l’Algérie entre 600 000 t et 630 000 t de blé d’origine mer Noire (Ukraine, Roumanie, Bulgarie) à l’issue de son appel d’offre lancé mercredi. Signalons aussi, un nouvel achat en blé de la Tunisie pour un volume de 75 000 t avec une expédition entre le 20 mai et le 30 juin.
Sur le plan mondial, le dernier rapport du CIC indique une réduction de la production mondiale de 1 Mt et de la consommation de 4 Mt. Les stocks mondiaux progressent en conséquence de 4 Mt. En nouvelle récolte 2025-2026, les stocks progressent de 1 Mt avec une hausse du report des stocks de l’ancienne récolte.
Dans l’UE, Stratégies Grains augmente ses perspectives sur la production de blé 2025-2026 de 127,5 Mt en mars à 128,1 Mt avec l’amélioration des conditions de culture en Europe, soit une progression de 13 % sur la campagne précédente. Notons au passage que la progression de la production d’orge est de 51,2 Mt, en hausse de 3 % sur un an et de 0,6 Mt sur la précédente estimation de Stratégies Grains
En Russie, les perspectives s’améliorent également avec une production en hausse de 1,1 Mt à 79,7 Mt selon Sovecon.
Les cours du blé à Chicago ont progressé dans une séance où l’essentiel des gains se sont évaporés en clôture. Avec 76 497 t, les ventes hebdomadaires à l'exportation des États-Unis sont conformes aux attentes du marché en ancienne récolte. Les ventes en nouvelle récolte se situent dans la fourchette supérieure des attentes à 276 864 t avec le Mexique comme principale destination (142 300 t).
Signalons la fermeture du CBOT pour ce dernier jour de la semaine en raison du Vendredi saint, ainsi que la fermeture d’Euronext pour le jour férié du lundi de Pâques.
En maïs, les prix dans l’Hexagone ont peu varié, avec de légères pertes dues à des ventes techniques et sous la pression d’une augmentation de l’offre en mer Noire.
En Ukraine, les semis de printemps ont pris du retard cette semaine avec l’épisode de froid qui traverse actuellement le pays. Un retard de 200 000 ha est constaté par rapport à l’an dernier d’après le ministère ukrainien de l’Agriculture. En parallèle, APK-Inform indique que la production 2025-2026 de maïs progresse de 17,8 % sur un an à 29,6 Mt.
Les cours du maïs sur la place de Chicago ont baissé avec de légères pertes du fait de ventes techniques avant le grand week-end de Pâques et malgré de bonnes performances à l’export. En effet, les ventes hebdomadaires de maïs états-unien ont atteint 1,562 Mt pour la semaine au 10 avril, un résultat presque deux fois supérieur à la semaine précédente. Le Mexique est le premier acheteur (401 500 t, sui du Japon (263 300 t) et de l’Espagne (240 000 t). En Argentine, la surface récoltée en maïs s’élève à 28 %, soit une avance de 8 % par rapport à l’an dernier. Sur le plan mondial, le CIC augmente la production 2024-2025 de maïs de 2 Mt et les stocks de 1 Mt à 276 Mt. Pour la prochaine campagne 2025-2026, le CIC estime les stocks en hausse de 1 Mt à 281 Mt.
Pour tout savoir sur l'actualité des professionnels de la filière des grains, cliquez ici
Sur le volet macroéconomique, l’euro a reculé face au dollar après la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de baisser les taux d’intérêts. Cette décision était toutefois largement attendue par le marché.
À New York, le pétrole a fortement progressé, avec des gains de 3,11 % en clôture de séance, grâce au soutien des négociations entre Washington et plusieurs pays sur les taxes douanières. Donald Trump a déclaré être confiant sur l’issue d’un accord avec l’UE alors que le Japon négocie en parallèle depuis mercredi. Le prix de l’or noir continue aussi de bénéficier du soutien des sanctions états-uniennes contre les importations de pétrole iranien par des raffineries chinoises.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.