L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 16 et le 17 juillet 2025, expliquée par La Dépêche-Le Petit Meunier.
Les cours du blé sur Euronext ont gagné 1 €/t sur l’échéance septembre et 0,50 €/t sur décembre, entre le 16 et le 17 juillet 2025. Le recul de la paire euro-dollar et surtout la hausse des prix en mer Noire sur fond de rétention des agriculteurs, de retard de récolte et de craintes sur les rendements ont tiré les cotations du blé européen vers le haut. Par ailleurs, il est important de noter que la récolte hexagonale a nettement progressé en blé cette semaine selon Céré’Obs, gagnant 35 points à 71 % en début de semaine, tandis que la récolte d’orge d’hiver est maintenant terminée. Selon Sébastien Poncelet d’Argus Media, interrogé par une consœur d’Agra, la rétention des agriculteurs qui domine aussi en France ne devrait cependant « pas entraîner de remontée durable des prix ». Aux États-Unis, les prix de toutes les variétés de blé reculaient entre le 16 et le 17 juillet, sous pression de la hausse du dollar index qui pénalise les grains états-uniens à l’exportation, et de précipitations améliorant l’état des blés de printemps. Les ventes à l’exportation en blé étaient aussi en retrait par rapport à la semaine passée. Autre facteur baissier, le Conseil international des céréales (CIC) a relevé sa prévision de stocks pour la fin de campagne 2025-2026, laissant son estimation de production inchangée. En revanche, la bourse de Rosario évaluait la récolte argentine de blé en retrait de 700 000ؘ t d’un an sur l’autre.
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En ce qui concerne le maïs, les cours se sont repliés sur Euronext, cédant 1 €/t sur l’échéance août et 1,25 €/t sur novembre entre le 16 et le 17 juillet, dans le sillage du contrat maïs à Chicago. Ce matin, Céré’Obs a abaissé la notation des conditions de culture en France de 3 points à 72 % en "bon à excellent" état. La lourdeur du bilan mondial a cependant surpassé l’influence de l’inquiétude sur les conditions de culture hexagonales. Les prix du maïs chutaient sur le CBOT à Chicago. Le marché s’est inquiété de la déclaration de Donald Trump selon lequel Coca-Cola aurait accepté de substituer son utilisation de sirop de maïs pour sucrer ses boissons par du sucre de canne. Selon l’USDA, le débouché du sirop de maïs concerne 2,5 % de la production fédérale. Par ailleurs, les ventes hebdomadaires à l’exportation en maïs décevaient pour la campagne 2024-2025. Cependant, le CIC a abaissé sa prévision de stocks mondiaux en maïs à 278 Mt.
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Sur les marchés physiques français, les prix du blé et de l’orge ont suivi le marché à terme à la hausse, tandis que ceux du maïs ont reculé.
Fondamentaux :
Blé, monde, production : 808 Mt, inchangée (source : CIC)
Blé, monde, stocks fin de campagne : 265 Mt contre 264 Mt il y a un mois (source : CIC)
Argentine, blé, production : 20 Mt contre 20,7 Mt l’an passé (source : Bourse de Rosario)
Monde, maïs, production : inchangée à 1 280 Mt (source : CIC)
Monde, maïs, stocks : revus en baisse à 278 Mt (source : CIC)
Commerce international :
États-Unis, blé, ventes à l’exportation : 494 000 t la semaine passée pour 2025-2026 (source : USDA)
États-Unis, maïs, ventes à l’exportation : 98 000 t sur 2024-2025 et 566 000 t sur 2025-2026 (source : USDA)
Pour information : L'indice IPAA en date du 16 juillet 2025 s'élève à 163,83, en hausse de 2,81 points par rapport à celui du 9 juillet 2025.
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