L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 14 et le 15 avril 2026, expliquée par La Dépêche-Le Petit Meunier.
Alors que le détroit d’Ormuz est bloqué par les Etats-Unis, les cours du pétrole ont repris le chemin de la hausse sur le marché mondial entre le 14 et le 15 avril 2026, affichant +0,14 $ le baril à Londres (Brent) sur l’échéance juin 2026, à 94,93 $ le baril, et +0,01 $ le baril à New York (Nymex WTI) sur l’échéance mai 2026, à 91,29 $ le baril. L’annonce ce jeudi par l’Iran d’arrêter toutes ses exportations de produits pétrochimiques n’a guère ému les marchés, le prix du pétrole restant relativement stable. Dans ce contexte, l’euro se revalorisait de nouveau face au dollar et s’échangeait contre 1,18 $ ce mercredi.
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Lesprix des céréales sur le marché CBOT ont progressé. Le prix du blé a augmenté de 1 cts$/boisseau à 3 cts$/boisseau selon les échéances. Les augmentations sont d’autant plus fortes que les échéances sont éloignées. Le prix du blé échéance mai 2026 a ainsi augmenté de 1,75 cts$/boisseau quand le prix échéance mai 2027 a progressé de 2,75 cts$/boisseau pour s’établir à 654,25 cts$/boisseau.
Le prix du maïs a progressé de 4 à 8 cts$/boisseau sur le CBOT. Les hausses sont plus importantes sur les échéances courtes. Le prix du maïs sur l’échéance de mai 2026 a ainsi progressé de 8,25 cts$/boisseau à 4512,25 cts$/boisseau alors que sur l’échéance mai 2027, le prix a augmenté de 7,75 cts$/boisseau à 498,5 cts$/boisseau. Les semis de maïs sont ralentis aux Etats-Unis compte tenu des précipitations importantes dans certaines zones.
Sur Euronext, contrairement au marché CBOT, les prix du blé ont diminué sur toutes les échéances. Le prix du blé baissait de 1 €/t à 2 €/t selon les échéances. Sur l’échéance de mai 2026, il s’établissait à 194, 25 €/t alors que sur mai 2027, le prix diminuait à 220,75 €/t (-1,75 €/t). Le rapport hebdomadaire de positions des traders d’Euronext au 10 avril montre que les opérateurs financiers ont diminué leur position nette longue sur le blé d’environ 42 000 lots pour atteindre environ 500 lots. Notons que la Bulgarie aborde la campagne avec un rôle d’exportateur plus important que par le passé. Le potentiel d’exportation du pays est généralement de 4 Mt à 6 Mt. La Bulgarie a progressivement augmenté ses exportations vers les pays tiers durant les dernières campagnes. Elle a augmenté sa présence dans les pays du pourtour de la mer Noire ainsi que vers des destinations asiatiques. Les prévisions de la Fédération Raiffeisen pour la récolte allemande de blé sur la campagne 2026-2027 s'établissent à 22,38 Mt, en baisse de 3, 3% par rapport à la campagne précédente.
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FranceAgriMer a par ailleurs actualisé ses bilans céréaliers. La production française de blé est estimée à 33,363 Mt en 2025, en augmentation par rapport aux prévisions de mars à la suite d’une augmentation des estimations du rendement. La consommation de blé en alimentation animale est abaissée à 4,78 Mt. Les fabricants ne sont que très peu aux achats et les prix proposés sont parfois très inférieurs à ceux souhaités par les vendeurs. Les exportations françaises sont dynamiques et se recentrent sur l’Union européenne, en particulier vers la péninsule ibérique et l’Allemagne. FranceAgriMer estime désormais ces exportations vers l’union européenne à 7,695 Mt contre 7,571 Mt estimée en mars. Les stocks finaux sont abaissés à 3,312 Mt contre 3,392 Mt. FranceAgriMer vient par ailleurs de publier l’état des cultures pour la semaine du 31 mars au 6 avril. Les conditions de culture du blé, « bonnes à très bonnes », sont stables à 84%. Les stocks abondants pèsent sur les prix.
Le prix du maïs sur Euronext est resté quasi stable en baisse sur toutes les échéances de seulement 0,25 €/t. Il s’établit ainsi sur l’échéance juin 2026 à 204,5 €/t et à mai 2027, à 206,75 €/t. FranceAgriMer a revu à la hausse son estimation de production de 1 % à 12,987 Mt à la suite d’une augmentation des surfaces. Comme pour le blé, les exportations de maïs se recentrent sur l’Union européenne. FranceAgriMer a réévalué son estimation à 4,836 Mt annuel contre 4,662 Mt en mars. Ces exportations sont actuellement centrées sur le Royaume-Uni et la Belgique. On notera le démarrage des semis de maïs en France, en léger retard d'une année sur l'autre, selon les données de Céré'Obs.
Notons que le bilan français de l’orge est très lourd et pèse sur les prix. L’orge française apparaît aujourd’hui très compétitive. Quelques achats par les fabricants d’aliments pour animaux sont enregistrés sur la nouvelle campagne même s'ils restent encore limités.
Céré’Obs de FranceAgriMer : (semaine 14, du 31 mars au 6 avril 2026)
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