COTidienne
Marché des céréales du 15 avril 2025 - Les prix des céréales cèdent leurs gains de la veille grâce à l'amélioration des conditions météorologiques dans le monde
L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 11 et le 14 avril 2025, expliquée par La Dépêche-Le Petit Meunier.
Les cours du blé meunier ont perdu 4 €/t sur Euronext entre le 11 et le 14 avril derniers. Le retrait a été moins intense sur les échéances de la nouvelle récolte. En maïs, les cotations ont également reculé de 4 €/t sur les échéances juin et août. En premier lieu, les éléments macroéconomiques comme l'incertitude sur l'économie et donc l'état de la demande mondiale et la baisse du dollar index entraînant mécaniquement un renforcement de l'euro par rapport au billet vert exerçaient une certaine pression sur les cours. Dans la zone mer Noire, les conditions météorologiques s'améliorent, avec notamment des précipitations sur les zones de culture du blé russe. Du côté du maïs, la nouvelle récolte ukrainienne est attendue en hausse de 18 % en 2025-2026, selon APK-Inform. Ces éléments pesaient ainsi sur les marchés à terme européens. Sur les places de cotation françaises, les prix du blé tendre, de l'orge fourragère et du maïs ont suivi à la baisse.
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Toujours en mer Noire, Spike Brokers signale la hausse des prix du blé en Ukraine, à cause de la concurrence accrue entre meuniers et exportateurs. Des taxes à l'exportation seront imposées sur les flux russes à partir du 16 avril prochain. La Biélorussie a introduit aussi des licences d'exportation pour 6 mois, y compris pour les pays de l'Union économique eurasiatique. L'aide humanitaire est cependant exclue de ce système, rapporte l'agence de presse russe TASS.
En Amérique du Nord, les prix du blé se sont inclinés sur les marchés à terme. Les prévisions météorologiques sont favorables sur les Grandes Plaines, zones de culture du blé d'hiver HRW, qui souffrent du manque d'eau. L'USDA signalait ainsi que 32 % des blés d'hiver étaient en conditions sèches au 8 avril. Les conditions de culture ont d'ailleurs été dégradées hier par l'USDA en blé de 1 %. En maïs et blé de printemps, l'absence de précipitations a cependant permis l'avancée des travaux de semis. La demande en maïs reste présente, avec une nouvelle vente à l'exportation à destination du Japon. Mais la demande chinoise en maïs est peu dynamique : la JCI a ainsi révisé en baisse sa prévision d'importation de maïs à 4,5 Mt contre 7 Mt pour la précédente estimation, bien en-deçà de la prévision de l'USDA à 8 Mt. Les Douanes chinoises signalent ainsi une baisse de 40,8 % des importations chinoises de produits agricoles sur les mois de janvier à mars 2025. En revanche, la demande de maïs indonésienne devrait être amenée à progresser, selon l'USDA. Des taxes à l'exportation pourraient être introduites en Argentine, ce qui a stimulé les ventes de maïs argentin dans les derniers jours.
Enfin, les dégâts du gel en Turquie ont pénalisé les cultures, notamment de blé dur. L'appel d'offres algérien en blé tendre sera à suivre, alors que le pays a annoncé être autonome en blé dur pour la campagne prochaine, et que les relations franco-algériennes se sont à nouveau tendues.
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