L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 11 et le 12 mars 2025, expliquée par La Dépêche-Le Petit Meunier.
Les prix du blé ont progressé sur Euronext entre le 11 et le 12 mars. Sans surprise, le blé français n’a pas été retenu dans le cadre de l’appel d’offres algérien, malgré sa bonne compétitivité. Un volume compris entre 450 et 650 000 t de blé meunier a ainsi été acheté par l’OAIC à 268,5 $/t C&F. Ces volumes devraient provenir d’Ukraine, de Roumanie et de Bulgarie. La Tunisie est également venue aux achats pour 100 000 t de blé meunier, soutenant malgré tout les prix sur Euronext, de même que la Jordanie pour 120 000 t après son dernier appel d’offres qui n’avait rien donné. Par ailleurs, dans la nuit du 10 au 11 mars, une attaque russe a touché le port d’Odessa, endommageant un bateau de blé chargé pour l’Algérie. Enfin, la concurrence russe se fait beaucoup plus timide pour les blés européens : SovEcon prévoit ainsi des exportations de blé en mars divisées par trois par rapport à celles de l’an passé. Les faibles marges des exportateurs ont entraîné la baisse des exportations, tandis que les prix russes continuent à diminuer, toujours selon SovEcon.
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En ce qui concerne le maïs, les cours ont peu varié sur Euronext entre le 11 et le 12 mars. Des achats techniques et la prévision par l’USDA d’un accroissement de la tension sur le bilan mondial ont soutenu les prix, malgré la forte baisse sur le CBOT.
Du côté des États-Unis, les cotations du blé ont connu une évolution contrastée, avec une baisse à Chicago et à Minneapolis sur le blé de printemps, mais une hausse à Kansas City sur le blé d’hiver. Le bilan mondial de blé attendu lourd par l’USDA pesait globalement sur les prix. De plus, StatCan a annoncé une hausse des surfaces en blé pour la campagne prochaine au Canada. Les cotations du maïs se sont effondrées, alors que les différents États visés par les mesures douanières de Donald Trump annonçaient des mesures de rétorsion. L’Union européenne a ainsi annoncé une série de taxes sur les produits en provenance des États-Unis, y compris des produits agricoles. Les marchés craignent que ces mesures s’étendent au maïs, et ce alors que l’Espagne importe des volumes conséquents depuis le pays de l’Oncle Sam. De son côté, le Canada a également annoncé d’autres taxes. Le ministre de l’Énergie a même laissé entendre que les importations canadiennes d’éthanol états-unien pourraient aussi faire l’objet de mesures douanières. Le Canada représente le premier débouché pour l’éthanol des États-Unis.
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Fondamentaux :
Canada, blé tendre, semis : 27,5 millions d’acres en 2025 contre 26,8 l’an passé (source : StatCan)
Canada, blé dur, semis : prévus stables à 6,4 millions d’acres (source : StatCan)
Canada, maïs, semis : attendus en hausse de 3,2 % à 3,8 millions d’acres (source : StatCan)
Commerce international :
Algérie, blé meunier, achat : 450 à 650 000 t à 268,5 $/t C&F en moyenne, origine mer Noire hors Russie (source : Zerno online)