Au cours de l’inauguration de leurs nouveaux locaux le samedi 15 janvier à Mont-Saint-Martin aux portes de Nantes, la Fédération des groupements des maraîchers nantais (FGMN) affichait ses ambitions pour 2005.
“Nous souhaitons que chaque organisation de la filière régionale redéfinisse ses missions, soutient Philippe Retière, leur président. Depuis la décentralisation, le schéma est plus flou. Il serait bon de renforcer les compétences de chaque organisme, les OP, le Comité économique, le CTIFL et les syndicats. Ce qui ne devrait pas empêcher les concertations, bien au contraire.” La crise de la saison dernière est passée par là. “Si nous avions été alertés en temps utile de ce qui se passait sur le marché européen, sans doute aurions-nous pu tirer la sonnette d’alarme pour qu’un système de régulation se mette en place immédiatement.”
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En attendant, sous la proposition de la fédération, l’ensemble des OP a déposé un dossier auprès des instances publiques pour les entreprises en difficulté. Près de 110 cas ont été étudiés : “Ces entreprises en difficultés se voient proposer une aide plafonnée à 3 000 E, remarque Philippe Retière. Une goutte d’eau pour certains maraîchers qui ont perdu entre 90 et 100 000 E de chiffre d’affaires.”
Par ailleurs, la FGMN met en place cette année une sixième commission qui a pour thème l’éthique professionnelle : “Notre objectif, explique-t-il, est de mettre en valeur les démarches qui donnent satisfaction au consommateur. Contrairement au passé où la tendance était de montrer du doigt la défaillance de certains distributeurs, nous allons à l’inverse communiquer sur les initiatives bénéfiques pour le consommateur.”