L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 5 et le 6 janvier 2026, expliquée par La Dépêche-Le Petit Meunier.
Les cours du blé meunier ont modérément progressé sur Euronext entre le 5 et le 6 janvier 2026, gagnant 0,75 €/t sur mars et 0,25 €/t sur mai et septembre. Ceux du maïs ont suivi le mouvement, avec une hausse de 1 €/t sur mars et 0,25 €/t sur juin 2026. La baisse de l’euro par rapport au dollar favorise les exportations de marchandises européennes. Des mouvements techniques sont également intervenus sur les marchés, annulant la baisse du blé de la veille. Par ailleurs, les opérateurs de la mer Noire sont actuellement peu présents, étant pour la majorité en congés pour le Noël orthodoxe, ce qui laisse le champ libre aux flux en provenance de l’Europe. Les frappes russes qui se poursuivent sur les ports ukrainiens inquiètent également les acteurs du marché, ajoutant à la pression haussière. Celle-ci est cependant toujours tempérée par l’abondance de l’offre mondiale. Signalons l’extension par l’Ukraine en 2026 des licences d’exportation de blé et méteil en direction de plusieurs pays de l’est de l’Union européenne (Bulgarie, Slovaquie, Roumanie, Hongrie et Pologne), rapporte Graintrade. Sur le marché physique français, les cotations du blé meunier, de l’orge fourragère et du maïs ont suivi à la hausse.
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Du côté des importateurs, la Jordanie s’est procuré 60 000 t de blé sur un appel d’offres de 120 000 t.
Aux États-Unis, les prix des céréales ont clôturé la séance en baisse, sur fond de ventes techniques. Les reculs étaient plus prononcés sur les contrats à partir de l’été. Seul le blé HRW à Kansas City tirait son épingle du jeu sur les contrats mars et mai, toujours soutenu par la sécheresse sur la zone des Grandes Plaines. À noter, la fermeté des exportations de sorgho états-unien vers la Chine et l’Espagne, révélée par les derniers chiffres des inspections à l’exportation de l’USDA. Du côté du Brésil, une publication du Cepea (Centre pour la recherche avancée en économie appliquée) et de la Conab prévoit une stabilité voire une baisse des surfaces de blé en 2026, avec la baisse des prix mondiaux et domestiques, la lourdeur du bilan brésilien après une hausse de la production en 2025 et l’afflux de blé argentin.
En France, le fonds Sofiprotéol a annoncé entrer au capital du négoce Armbruster, basé en Alsace.