Les embouteilleurs de jus pressurés par leurs fournisseurs

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> Emmanuel Vasseneix, président d'Unijus.

Plusieurs facteurs ont concouru à la hausse des jus de fruits. Le président d'Uni-jus appelle à sécuriser les concentrés et jus en vrac.

Les matières premières des jus et nectars de fruits seront « le challenge des années à venir », insiste Emmanuel Vasseneix, président d'Unijus. Celles-ci représentent 60 à 80 % des coûts de production des embouteilleurs français selon l'interprofession. Le responsable professionnel pointe la concentration des fournisseurs (seulement trois en concentré d'oranges), la concurrence du débouché en fruits de bouche ainsi que la variabilité des prix due en partie aux devises. Cette année, plusieurs facteurs ont concouru à la hausse ou au manque de matières premières : hausse du dollar, ayant renchéri de 25 % les achats internationaux, désastres climatiques en Thaïlande et Cuba l'an dernier, concurrence accrue d'autres cultures de rente, subventionnement des stocks au Brésil. De surcroît, les oranges de Corse ne sont pas assez sanguines du fait d'écarts de température insuffisants. Le président d'Unijus a fait part de ses recommandations aux industriels lors d'une conférence de presse : diversifier les pays d'origine et poursuivre les partenariats.

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Signes encourageants : les jus d'orange d'Espagne ont tamponné la hausse de ces jus, l'ananas du Panama se développe face à celui du Costa Rica. Il est ques-tion, a-t-on appris, de développer un verger d'oranges sanguines au Maroc dans les 4 ans. Mais le ciseau des prix (-0,4 % des prix moyens en GMS) a gelé les investissements. Emmanuel Vasseneix a noté que les conditions françaises de coûts du travail et réglementaires avaient déporté des investissements vers l'Espagne ou l'Allemagne. Il a aussi dénoncé une fiscalité plus propice aux grands groupes qu'aux PME et ETI.

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