Argentine Les éleveurs protestent contre l´interventionnisme du gouvernement

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Le gouvernement argentin avait, en mars dernier, interdit toute exportation de viande bovine, pendant six mois, dans le but de lutter contre l´inflation. L´augmentation de l´offre sur le marché intérieur ainsi générée étant censée faire baisser les prix à la consommation. Puis en mai, c´est un quota d´exportation pour les viandes fraîches et congelées qui a remplacé cette mesure (qui ne concerne pas le contingent Hilton de viande à griller haut de gamme pour l´Union européenne, ni les accords bilatéraux). Pour la période de juin à novembre 2006, ce quota représentait 40 % des volumes exportés en 2005 sur la même période. Le gouvernement a d´autre part signé des accords sectoriels pour maintenir les prix de vente des animaux en dessous de seuils.
Le marché de Liniers à Buenos Aires a été paralysé par la grève des syndicats agricoles. ©D. R.

Début décembre, le gouvernement a décidé de reconduire ce dispositif pour un an. Il continue à faire de la lutte contre la hausse des prix son objectif numéro un, et accuse la filière de ne pas être solidaire avec le peuple. Les grands et petits éleveurs souhaitent ne pas être les seuls à faire des concessions. « Cette mesure fait partie des décisions polémiques du gouvernement qui ont poussé le monde agricole syndical à déclencher un mouvement de grève de neuf jours début décembre », explique Ubifrance. Le mouvement a été très suivi, paralysant le marché de Liniers à Buenos Aires, mais aucun changement n´a été obtenu pour l´instant.

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