Le revenu des éleveurs bovins viande chute de plus de 20 % en 2020

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Depuis 2016, hors aides conjoncturelles, les revenus des exploitations spécialisées bovins viande baissent. « Crises sanitaires, recul de certains marchés à l’export et crises climatiques - 3ème voire 4ème sécheresse estivale consécutive dans beaucoup de régions françaises - ont convergé pour fragiliser les résultats des exploitations allaitantes françaises » explique l’Institut de l’Elevage dans son dossier Economie de l’élevage de janvier 2021.

 

 

"Les charges opérationnelles, notamment alimentaires, augmentent constamment et les produits peinent à progresser » Et ceci en dépit des efforts réalisés pour s’adapter aux sécheresses et maintenir les performances techniques. « Peu d’exploitations ont une trésorerie permettant une marge de sécurité et elles sont contraintes de réduire drastiquement, quand cela est encore possible, les prélèvements privés. »

Des systèmes d’élevage à bout de souffle

Le manque de trésorerie limite les investissements ou contraint les choix techniques des éleveurs. Si les achats d’intrants ont déjà été optimisés, les diminuer encore ne peut qu’affecter la production brute de viande vive, analyse l'Institut de l'Elevage. « Cette situation tend désormais à s’inscrire dans le temps et pose la question de la pérennité de certaines exploitations. Les élevages apparaissent très fragilisés pour faire face à des charges opérationnelles accrues – les matières premières ayant beaucoup augmenté – en attente d’une reprise sur le marché des mâles. »

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Une extensification des élevages s'amorce

Depuis 2018, la taille des élevages du réseau se stabilise avec en moyenne 100 vaches en système naisseur (soit 71 vaches/UMO exploitant), 111 vaches en système naisseur-engraisseur (également 71 vaches/UMO exploitant), et 78 vaches en système veaux sous la mère (soit 50 vaches par UMO exploitant). Et ces systèmes s’extensifient avec en moyenne deux hectares supplémentaires chaque année. « Chez certains, une décapitalisation est effective. »

Méthodologie. Les élevages du réseau Inosys sont choisis pour représenter la diversité des systèmes performants sur l’hexagone. « Ils présentent des résultats technico-économiques bien supérieurs à la moyenne, et des revenus courants de 30 à 40 % supérieurs à la moyenne de ceux des fermes professionnelles mesurées par le RICA » rappelle tout d’abord l’Institut de l’Elevage. Ces résultats sont issus des chiffres de 228 élevages des réseaux Inosys bovins viande à structure constante, et l’estimation concerne les résultats courants dans une approche comptable prenant en compte les amortissements et frais financiers (contrairement au revenu disponible issu d’une approche trésorerie). Il n’est pas encore déterminé (au 11 février 2021) quelles sont les zones qui bénéficieront au titre de l’année 2020 d’aides conjoncturelles.

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