Le projet cévenol d'abattoir mobile avance

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Depuis 2016, un collectif d'une quinzaine d'éleveurs tient à pouvoir abattre leurs animaux dans les meilleures conditions possible, en leur évitant des transports longs et stressants. Tous pratiquent un élevage extensif, de plein air, souvent avec des troupeaux transhumants, découpent et transforment eux-mêmes leurs carcasses dans les ateliers du territoire et commercialisent la viande en vente directe.
L'idée est que l'abattoir soit au plus près des fermes et du bien-être animal et que les éleveurs en soient les opérateurs. Il n'y aura pas de salarié, les éleveurs utilisateurs du service devront donc tous participer à son bon fonctionnement. Ainsi, ils réintégreront le maillon qui faisait défaut à leur autonomie dans la production, de la naissance des bêtes à la commercialisation de la viande.
Une remorque a déjà été achetée. Il faut désormais récolter les fonds nécessaires pour l'aménager afin d'avoir les agréments pérennes, et construire des placettes d'accueil de cette remorque à proximité des ateliers de découpe des Cévennes. Expérimental, ce projet demande à la fois une adaptation aux normes d'hygiènes et un bon montage financier.
Les élus se sont montrés très intéressés par ce projet qui répond à la fois à une demande sociale forte de manger de la viande de qualité en limitant le stress chez les animaux, et à la fois à une demande paysanne de pouvoir maîtriser la chaîne de production pour garantir la qualité des produits.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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