A l’occasion de l’assemblée générale du Cluster Bio Auvergne-Rhône-Alpes le 4 mai, Thomas Vivier-Merle a présenté son entreprise : Le Relais Local, une plateforme physique de distribution de produits bio et locaux des producteurs aux magasins spécialisés, sur la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le local, une tendance réelle et qui rapporte

La tendance de fond pour le local est bien réelle. Selon une étude Aviso de 2016 (panel de 502 acheteurs de produits bio), la présence de produits locaux est un critère de choix d’un magasin pour 92% des consommateurs. « Pour moi un magasin spécialisé devrait avoir une profondeur de gamme de trois niveaux : marque nationale, marque propre et produit local, sur les différentes unités de besoin. La différenciation aujourd’hui ne doit pas se faire sur le prix mais sur l’assortiment », estime Thomas Vivier-Merle. Une tendance à ne pas négliger lorsque l’on sait que les produits locaux représentent entre 5 à 10 % du chiffre d’affaires d’un magasin spécialisé, « soit en moyenne 100 000 € ».

« J’étais auparavant responsable de l’offre locale chez La Vie Claire et je m’étais rendu compte de la difficulté de travailler dans un petit écosystème centralisé, il manquait un lien amont-aval. La mission du Relais Local, créé en 2017, est donc de faciliter la vie des producteurs dans la logistique, et de faciliter le sourcing local des magasins qui sont demandeurs de cette offre locale mais n’ont pas forcément de centrale d’achat ou bien ont une centrale d’achat nationale. »

Après les fruits et légumes locaux, une attente forte sur le frais et les légumineuses

Le Relais local travaille avec environ 70 producteurs de la région et propose 500 références de fruits et légumes, épicerie (légumineuses, biscuits, confitures, miel, farine…), boissons, produits frais (charcuterie, fromages, œufs…), et hygiène et entretien. Les fruits et légumes représentent environ la moitié de l’offre et une vingtaine de producteurs. « Nous cherchons à compléter notre gamme au mieux. En ce moment nous recherchons surtout en charcuterie, beurre, poisson. On a pas mal activé le frais car ce sont des produits compliqués à gérer pour les magasins. Les légumineuses sont à développer, face à la demande. Ainsi que, je pense, le non-alimentaire. »

Un partenariat étroit avec les producteurs et des projets de filière

« On ne va pas chercher à multiplier les producteurs sur les mêmes catégories de produits. Nous travaillons avec les producteurs en lien étroit, on les rencontre, on regarde comment ils travaillent… Et le local doit être une vraie démarche du magasin, pas juste une jolie PLV avec la photo du producteur. En points de vente nous organisons des animations et des PLV pour raconter l’histoire des marques, des produits, des producteurs. D’ailleurs notre catalogue n’est pas classé par catégorie de produits mais par producteur, pour mieux porter leur parole. »

Le Relais Local essaye aussi de s’engager au maximum en termes de filière, notamment sur les légumineuses qui émergent : prix fixés en avance, projets de cultures discutés ensemble… Les prix payés producteurs sont dans la mesure du possible ceux que le producteur pratique en vente directe.

Distribution spécialisée… mais aussi un peu la restauration

Côté clientèle, elle est représentée à 95 % par la distribution spécialisée. Le Relais Local travaille avec environ 120 magasins spécialisés de la région, dont la moitié commande au moins une fois par semaine : L’Eau Vive, La Vie Claire, BioMonde, Naturalia, Botanic, Les Comptoirs de la Bio, grap, et des magasins indépendants. La restauration commerciale est un petit débouché.

La livraison aux magasins se fait par des partenaires logistiques en J+1, du mardi au samedi, en franco unique. De leur côté, les producteurs peuvent livrer la plateforme 24h/24h.

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Chiffres clés

Création en 2017

6 personnes

Plateforme physique de 1 000 m2 de stockage : 450 m2 en température contrôlée et 550 m2 en température ambiante.

Située à Saint-Bonnet-de-Mure (Est lyonnais)

500 références fruits et légumes, épicerie, produits frais, et non alimentaire.

70 producteurs

120 clients (magasins spécialisés)

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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