Le coup de gueule des EDT du Cantal

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Crédit d'impôt mécanisation, cotisations sociales... trop de concurrence déloyale pour les EDT, pointent ces derniers. Crédits : © Réussir

Levée de boucliers des entrepreneurs de travaux agricoles, ruraux et forestiers suite à l’adoption du crédit d’impôt Cuma. Des EDT du Cantal qui s’estiment délaissés.

C’est la goutte d’eau qui a fait déborder un vase déjà bien plein : le crédit d’impôt voté dans le cadre du projet de loi de Finances 2026 en faveur de la mécanisation collective en Cuma. Un avantage fiscal vécu par les Entrepreneurs des territoires (EDT) comme une nouvelle distorsion de concurrence. Vendredi 26 janvier, lors de sa dernière assemblée générale en tant que président des EDT 15, Patrice Peyrissac s’est chargé de le faire savoir à Élodie Moreau, sous-préfète chargée de mission auprès du préfet du Cantal, conviée à la réunion. 
“Depuis neuf ans que je suis président, je me pose la question : pourquoi nos cotisations sont-elles beaucoup plus élevées pour notre parc de matériel que pour celui des exploitants ? Comment se fait-il que ce sont vers nos entreprises que les contrôles sur le Certiphyto sont les plus ardents ? Comment se fait-il qu’il faille un parcours du combattant pour accéder à la formation Capacité transport ? Pourquoi, alors qu’ils conduisent la même machine, ne bénéficions-nous pas d’exonération de charges (TODE(1)) pour nos salariés saisonniers alors que c’est le cas pour ceux d’une entreprise agricole ? Pourquoi ne sommes-nous pas prioritaires sur les marchés publics par rapport aux coopératives ?...” 

“On ne nous connaît que quand ça arrange, quand il faut déneiger les routes !” grince Patrice Peyrissac.

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Pas vraiment dans le champ agricole, ni dans vraiment dans celui des ressortissants du commerce et de 
l’industrie, les EDT se sentent aujourd’hui tout à la fois mal reconnus, déconsidérés et soumis à une 
concurrence déloyale qui s’accentue alors qu’eux aussi ont vu leurs charges gonfler. “On ne nous connaît que quand ça arrange, quand il faut déneiger les routes !”, s’est indigné le président sortant. Preuve de ces difficultés, l’un des entrepreneurs forestiers adhérents a témoigné du flou des réponses administratives qui lui ont été données quant à son statut et ses obligations lors de prestations de transport de récoltes. 
Quant à Florence Reynaud, présidente des EDT d’Auvergne-Rhône-Alpes, elle rappelait le poids de ces entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers : 22 432 ETARF (dont 2 743 dans la région Aura), représentant plus de 150 000 emplois (7 500 en Aura) dont 115 800 saisonniers, plus de 8,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires estimé et 30 % du marché de l’agroéquipement neuf. “On a beau se battre dans tous les sens contre ce manque d’équité, on n’a rien et nos salariés vont en pâtir”, a-t-elle mis en garde. 
Face à cette colère, la sous-préfète Mareau a proposé que des réunions de travail soient organisées avec les différentes directions concernées (emploi...) et a assuré qu’elle relaierait ces griefs auprès du préfet. Un dossier que incombera au successeur de Patrice Peyrissac, le nouveau conseil d’administration devant se réunir ce 2 février pour élire président et bureau.
Lire aussi : Les EDT en route pour séduire de jeunes diplômés  
(1) Dispositif d’exonération spécifique au 
bénéfice des employeurs du régime agricole qui emploient des travailleurs occasionnels demandeurs d’emploi.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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