L'aleurode épineux du citronnier débarque sur la vigne en Occitanie

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A. spiniferus a six stades de développement: l’œuf, quatre stades larvaires et l’adulte. Tous les stades se trouvent sur les feuilles. Le premier stade larvaire est actif, mais les stades immatures suivants sontsessiles et ressemblent à des cochenilles. Ils sont recouverts d’unesécrétion cireuse produite par l’insecte, qui leur donne une apparenceassez caractéristique. Le dernier stade larvaire est généralement appelépuparium, et devient l’exuvie nymphale lorsqu’il est vide. Il sedistingue des autres stades par une frange cireuse blanchecaractéristique. Crédits : © Organisation européenne et méditerranéenne pour la protection des plantes
Les ailes des adultes d’A. spiniferus sont de couleur gris-bleu métallique avec des marques claires donnant l’impression d’une bande en travers de l’abdomen rouge. Les yeux sont brun rougeâtre, et les antennes et lespattes sont blanches avec des marques jaune pâle variables. Crédits : © Organisation européenne et méditerranéenne pour la protection des plantes

Un nouvel insecte ravageur de la vigne, l'aleurode épineux du citronnier, a été repéré dans le Gard et l’Hérault cet été. Ouvrez l’œil !

Aleurocanthus spiniferus. Tel est le petit nom latin de l’aleurode épineux du citronnier, le nouveau ravageur détecté sur de nombreux végétaux, dont la vigne, cet été. Originaire du sud-est de l’Asie, cet insecte progresse sur le continent européen depuis plusieurs années. Selon la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Draaf) Occitanie, il a été identifié en 2008 en Italie, dans la région des Pouilles, puis en Grèce, en Croatie, au Monténégro et en Albanie, avant de pénétrer dans l’Hexagone au mois de juin. Il s’agit d’un organisme de quarantaine des agrumes, au même titre que Scaphoideus titanus pour la vigne.

Cet insecte peut conduire à la mort de plants affaiblis

Si on ne connaît pas pour l’heure l’impact exact de cet insecte sur la vigne, la Draaf Occitanie précise que l’aleurode « s’alimente sur les feuilles des végétaux, et affaiblit la plante. Il excrète de plus un miellat abondant et collant qui conduit au développement d’une couche noirâtre (la fumagine), empêchant la photosynthèse et la respiration de la plante. De fortes infestations peuvent entraîner la chute des feuilles et même conduire à la mort de jeunes arbres ou plantes trop affaiblies ».

Si vous décelez des larves « regroupées en colonies immobiles sur la face inférieure des feuilles : de petite taille (entre 0,3 et 0,8 mm), noires avec une marge blanche constituée de courts filaments de cire », il peut s’agir de l’aleurode épineux. La Draaf précise par ailleurs que « les adultes possèdent des ailes gris-bleu avec des points blancs et ne mesurent pas plus de 1,7 mm ». En cas de localisation de telles larves ou de tels insectes, un signalement sans délai auprès de la Draaf-SRAL Occitanie ([email protected]) est de mise, en joignant si possible une ou plusieurs photos des insectes observés.

Incinérer ou ensacher les parties infestées

Dans les communes où l’infestation a déjà été constatée, seuls les signalements de dégâts importants ou de suspicions sur de nouvelles espèces végétales doivent être remontés à la Draaf. Ces communes en question sont Aimargues, Aubord, Bernis, Bouillargues, Congénies, Junas, Nîmes, Saint-Gilles, Saint-Laurent-d’Aigouze, Uchaud, Vauvert et Vestric-et-Candiac (Gard) ainsi que Lunel et Saint-Nazaire-de-Pézan (Hérault). « L’insecte est également en attente de confirmation sur les communes de Aigues-Vives, La Calmette, Langlade et Le Cailar (Gard), à Marsillargues (Hérault), et a été détecté de façon localisée à Boisseron et Montpellier (Hérault) », précise la Draaf.

En cas de pied atteint, il est primordial de brûler ses parties infestées ou de les isoler dans des sacs hermétiques durant au moins deux semaines.

Comment lutter ?

La note de la Draaf indique que des « traitements insecticides à base d’huiles minérales, paraffiniques ou huiles essentielles d’orange, à action physique (contact-asphyxie) sur les larves, peuvent être conseillés dans le respect des usages autorisés pour ces produits, sur les plantes assainies, dès lors qu’une infestation peu importante sans développement de fumagine est observée ».
De son côté, Jacques Grosman, référent-expert national viticulture en santé et protection des végétaux à la Draaf-SRAL, recommande aux vignerons situés dans les zones où la présence de l’aleurode a été constatée de traiter les vignes avec du Magestik de Certis, un insecticide de biocontrôle à base de maltodextrine. Et ce, afin d’éviter la propagation de l’insecte.

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