« Pour la période 2023-2027, le soutien financier aux agriculteurs est plus ciblé et plus équitable », retient la Commission européenne du PSN français. Bruxelles justifie cette affirmation en soulignant que la France va mettre en œuvre « un nouveau mécanisme, harmonisant progressivement le soutien au revenu agricole » qui repose sur les paiements par hectare dans l’ensemble du pays. En outre « environ 3,5 milliards d’euros seront redistribués pour soutenir les petites et moyennes exploitations de 52 hectares ou moins », pointe la Commission.
Elle souligne aussi l’apport par le plan français d’un soutien supplémentaire aux secteurs en difficulté avec 15% du budget consacré aux paiements directs dédié à l’aide sectorielle liée à la production, notamment pour les secteurs d’élevage, des protéagineux et des exploitations mixtes. La Commission pointe notamment une hausse de 70% par rapport à 2020 des aides au développement des protéines végétales ou encore une hausse de 12% du soutien aux exploitations agricoles situées en zones soumises à des contraintes naturelles.
Après avoir critiqué la première version du PSN français sur le sujet, la Commission européenne écrit que « le plan français est conforme aux ambitions de l’UE en matière d’environnement et de climat».
Plusieurs points soulignés sur ce sujet par Bruxelles :
Plus de 86% de la surface agricole respectera de bonnes conditions agricoles et environnementales « telles que l’établissement de bandes tampons le long des cours d’eau, le maintien de prairies permanentes ou la fourniture d’une couverture minimale des sols pendant les périodes sensibles ».
Un soutien supplémentaire est accordé aux agriculteurs qui utilisent des pratiques qui limitent l’érosion des sols ou maintiennent des matières organiques telles que la couverture des sols ou la diversification des cultures.
La France compte doubler la surface agricole consacrée à l’agriculture biologique d’ici à 2027 pour atteindre 18% de la surface agricole totale (avec une hausse du soutien à la conversion à l’agriculture bio de 90 millions d’euros pour atteindre 340 millions d’euros par an).
« L’inclusion de haies peut bénéficier d’un soutien spécifique par les éco-régimes ».
« Une Pac socialement durable »
La Commission européenne estime que le PSN français vise à renforcer les infrastructures dans les zones rurales françaises « confrontée à d’importants défis, avec un déclin démographique associé à des difficultés d’accès aux services de base ». « D’ici la fin de la période de programmation, 901 000 personnes devraient bénéficier de meilleurs services et infrastructures grâce à la Pac », écrit la Commission européenne. « Environ 5500 entreprises rurales bénéficieront du soutien de la Pac pour leur développement, tandis que 31 118 emplois seront créés grâce aux projets financés par la Pac », peut-on lire dans son résumé du PSN.
Bruxelles souligne aussi que 27 235 jeunes agriculteurs devraient bénéficier d’une aide pour démarrer leur activité, fixée régionalement, mais qui devrait être « d’au moins 5000 euros ».
Quelles aides financières de la nouvelle Pac en France ?
La Commission européenne résume l’aspect financier du PSN français en deux tableaux :
Budget UE (en euros)
Cofinancement national (en euros)
Total (en euros)
Paiements directs
34 230 760 685
34 230 760 685
Aide sectorielle
931 538 548
25 176 248
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