Avec près de 2,2 millions de tonnes de pomme de terre exportées vers les autres pays de l’UE en 2020, la France se place à la première marche du podium des plus grands exportateurs intra-européens de pomme de terre, selon les dernières données d’Eurostat. La valeur des envois français se porte à 522 millions d’euros, soit 31 % de la valeur totale de l’UE.
Viennent ensuite les Pays-Bas (25,4 %) et l’Allemagne (16,7%). Au total, les états membres ont échangé environ 7 millions de tonnes de pommes de terre entre eux l’an dernier, d’une valeur de 1,7 milliard d'euros, ce qui pèse pour 0,06 % de la valeur de toutes les exportations intra-UE.
Si la France et l'Allemagne sont les principaux exportateurs de pommes de terre en variété tardive (39,5 % et 20,4 %, respectivement, du total intra-UE en valeur), les Pays-Bas représentent près des deux tiers (62,7 %) des envois en semence.
Côté production, c’est l’Allemagne qui se place à la première place, représentant 21,2 % de la production de l’UE, suivie de la Pologne (16,4 %), de la France (15,7 %), des Pays-Bas (12,7 %) et de la Belgique (7,2 %).
Au total, environ 55,3 millions de tonnes de pommes de terre ont été récoltées dans l’UE en 2020.
Outre l’export et le marché du frais, la transformation a rapporté 9 milliards d’euros au secteur européen de la pomme de terre en 2019, soit 1,6 % de la valeur de la production de l'ensemble de l'industrie alimentaire européenne. Les frites et les chips ont constitué la principale valeur de ce marché. A noter que l'UE est un exportateur net de pommes de terre transformées. Les principales usines de transformation étant basées dans cinq États membres : les Pays-Bas, la Belgique, la France, l'Allemagne et l'Italie.