La FNPL prépare une charte de valeur

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Pour Thierry Roquefeuil, le président de la FNPL, la marchandisation des contrats est une aberration. Crédits : © Thierry Guillemot

Le socle du marché intérieur qui représente 55 % de la production n'est pas valorisé au bon niveau », déplore Thierry Roquefeuil, le président de la FNPL. Même 85 % si on y ajoute le marché européen. La preuve, les producteurs de lait ont vu leur revenu s'effondrer de 40 % en 2015, selon l'Institut de l'élevage et de 50 % en zone de montagne. Cette chute s'explique surtout par la baisse du prix du lait, tout au long de l'année, que l'Insee estime à 11 % par rapport à 2014. Et cela malgré l'accord avec les industriels et la distribution, l'été dernier, sous l'égide des pouvoirs publics, qui a permis de « limiter la casse » en faisant remonter 120 millions d'euros aux producteurs. Insuffisant cependant, estime la FNPL, puisque le médiateur nommé par le ministre de l'Agriculture évalue à 320 millions d'euros les sommes qui auraient dû revenir aux producteurs en raison des engagements des distributeurs au mois de juillet. Soit 200 millions d'euros qui sont restés dans la poche des transformateurs. Quoi qu'il en soit, cette amorce d'une répartition plus juste de la valeur au sein de la filière laitière, la FNPL souhaiterait la pérenniser et la conforter en 2016, et surtout la faire partager avec les transformateurs et les distributeurs.

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La suite dans le Réveil Lozère, page 9, édition du 31 décembre 2015, numéro 1340.

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