Sous sa version simplifiée, la nouvelle CCP se présente comme « une démarche d'avenir ». Le nouveau logo, excluant la notion de qualité, est reconnu officiellement. Il est facultatif.
Hier à Paris, l’ADCCPA (association pour le développement de la certification de conformité de produits agroalimentaires) a présenté lors de son colloque les modalités d’utilisation du logo « Produit certifié » que les opérateurs choisiront (ou non) d’apposer sur leurs produits, des fiches techniques ou du matériel promotionnel. Sur ce nouveau logo, reconnu en juin dernier par les pouvoirs publics, une loupe remplace le « Q » de qualité. Le décret du 5 janvier 2007 interdit en effet toute référence à la qualité, pour éviter toute confusion avec les signes officiels de qualité comme le Label Rouge. Ce qui compte est la mention « certifié », afin d’identifier, comme l’a rappelé la représentante du ministère de l’Agriculture et de la Pêche,
« une réponse à des exigences ».
Ce logo, a souligné le président Georges Champeix, est la copropriété d’Interbev, du Cepral (l’association des organismes certificateurs) et de l’ADCCPA. Les filières qui choisiront de l’utiliser ne seront pas forcées d’adhérer à l’ADCCPA, même s’il les encourage vivement pour faire évoluer la CCP vers d’autres critères comme les attentes sociétales et les propriétés nutritionnelles. Les propriétaires de la CCP devront néanmoins s’acquitter d’une redevance, conformément au « compromis » trouvé, selon deux cas. Premier cas, le logo sera utilisé à des fins de communication générale (plaquette professionnelle, fiche produit, etc.), un peu comme une signature contractuelle entre opérateurs.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Dans ce premier cas, la cotisation ira de 500 euros pour moins d’un million d’euros de chiffre d’affaires, à 3 000 euros au-delà de 50 millions d’euros. Second cas : le logo se présente jusque dans les rayons des GMS (qui constituent à 80 % le principal débouché des produits sous CQC), et sur les produits eux-mêmes. Dans ce second cas, une cotisation variable selon le prix de gros s’ajoute à un fixe de 300 euros (le prix de gros retenu est celui établi par le « dernier opérateur avant la distribution » ou le « metteur en marché ») : de 0,5 euro par tonne pour moins de 0,249 euro par kg à 3,5 euros par tonne pour plus de 8 euros/kg. L’ADCCPA espère récolter ainsi 200 à 300 000 euros pour faire de la promotion. Car si 70 % des consommateurs connaissent le CQC, notamment à travers les viandes, et lui font confiance à 65,5 % (source Credoc 2007), rares sont ceux qui le citent spontanément. La promotion s’engagera au premier semestre 2009.
Une course contre la montre s’engage, car les anciennes étiquettes devront avoir disparu à la fin du premier semestre. Or, toutes les familles de produits n’ont pas encore de critères de base officialisés (allant au-delà de la réglementation), comme c’est désormais la règle. La CCP va présenter un nouveau visage. Certains produits vont la lâcher, du fait notamment de la dissociation avec l’IGP. D’autres arrivent en profitant de la rapidité du nouveau dispositif : deux à trois mois. Une douzaine de cahiers des charges, dont celui du Cochon de Bretagne, s’ajoute aux quelque 300 préexistants à 2007. Une liste plus importante est attendue sous quinzaine.