La semaine dernière, le rapport d’un sénateur sur l’obésité a été repris par toute la presse. Avec sa mesure phare : favoriser la consommation des f&l pour lutter contre l’obésité. Le rapport émet une idée très simple : “les fruits et légumes doivent être accessibles à tous, y compris aux ménages les plus défavorisés, grâce à une subvention permettant d’en diminuer le prix”. Pas idiot. Mais quand on demande comment mettre cette idée en pratique, il n’y a pas de réponse. Et on comprend le sénateur. Sans évoquer la question de son financement, il faut bien essayer de voir à quel stade appliquer cette subvention. A la production ? Les prix sont tellement bas qu’elle n’aurait pas d’effet sur le prix final. Et une telle subvention serait certainement anti-communautaire. Au détail ? On voit mal l’Etat donner de l’argent à la grande distribution pour qu’elle baisse ses prix ! Au consommateur ? Alors il faut créer des bons d’achat “f&l”. Pourquoi pas. Mais quels produits seraient concernés ? Que les produits frais ? C’est contraire au PNNS qui préconise la consommation d’au moins 5 f&l frais ou transformés par jour. Et dans ce cas où s’arrête le produit transformé ? Il faudrait instaurer un taux de sucre maxi… On pourrait continuer longtemps. Désolé pour ceux que cette idée a fait rêver. Mais elle va rapidement rejoindre le catalogue des bonnes intentions.

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