Les exportations européennes de beurre ont reculé de 15 % en volume en 2017 par rapport à 2016, selon la Commission. En revanche, du fait de la nette hausse des cours, elles ont bondi de 14 % en valeur.
Une érosion qui ne reflète pas la situation de la France dont les exportations ont plutôt bien résisté malgré la pénurie, puisqu'à 72 350 t, elles ont progressé de 0,3 % l’an dernier. Dorénavant le commerce vers les autres États membres (37 760 t) pèse à peu près autant que celui vers les pays tiers (34 500 t), les évolutions des ventes ayant suivi des tendances inverses : -5,6 % vers l’Union, +7,6 % vers les pays tiers. Notre premier client reste la Belgique (8 700 t) malgré la chute de 11 % des achats, devant le Royaume-Uni (7 500 t, +10 %) et les Pays-Bas (5 700 t, +1,9 %). La Chine demeure au pied du podium, malgré le bond de 24 % de ses achats, à 5 200 t. On peut aussi noter les belles progressions des expéditions vers la Corée du Sud (+62 % à 1 780 t) et les États-Unis (+15 % à 2 087 t).
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En 2017, les importations françaises de beurre ont augmenté de 7,9 %, à 181 300 t. Si les Pays-Bas restaient nos premiers fournisseurs (49 000 t, +11 %), la Pologne (7 300 t, +167 %) et l’Espagne (5 345 t, +57 %) ont su tirer parti de la pénurie.
Les exportations de crème de la France ont aussi chuté de 4,7 % l’an dernier, à 181 113 t faute d’offre. Les envois vers les pays de l’Union ont plongé (-24 % à 88 500 t) au profit de nos ventes aux pays tiers (+25,8 % à 92 600 t), tirées par le bond des envois à la Chine (+73,2 % à 47 300 t).