Huile d’olive : des prix sur une pente glissante ?

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Les prix de l'huile d'olive baissent dans l'Union européenne. Cette tendance devrait perdurer en 2024-2025. Crédits : © Seval Torun

Les prix de l’huile d’olive pourraient baisser dans l’Union européenne (UE) pour la campagne 2024-2025 sous réserve d’une reprise de la production, notamment en Espagne, grand producteur. Ces baisses de prix permettraient une hausse de la consommation, des exportations et un recul des importations.  

Les prix de l’huile d’olive dans l’Union européenne sont en légère baisse depuis janvier 2024, d’après la Commission européenne dans ses perspectives à court terme. Ce repli pourrait perdurer en 2024-2025 loin des niveaux sans précédent de la campagne 2023-2024 et surtout de janvier. En Espagne, début 2024, les 100 kilos d’huile d’olive vierge extra valaient 903 euros, l’huile d’olive vierge, 851 euros, alors que la production a chuté au cours des deux dernières campagnes. Résultat, sur la campagne 2023-2024, les prix restent près de deux fois supérieurs à la moyenne quinquennale.  

Lire aussi : Huile d’olive : le petit retour de la production va-t-il faire baisser les prix ?

Reprise de la production d’huile d’olive dans l’UE   

La reprise de la production serait à l’origine de la baisse des prix. Au total dans l’UE, la prochaine production est estimée à 2 Mt, soit +32 % en glissement annuel. C'est en Espagne que la hausse est la plus attendue, à 1,3 million de tonnes, +50 %, comparée à la campagne 2023-2024 et +65 % par rapport à 2022-2023. La hausse devrait aussi concerner la Grèce, le Portugal, mais pas l’Italie. Là-bas, la production pourrait être plus faible qu’en 2023-2024 en raison de vagues de chaleur dans le sud du pays.   

Lire aussi : Le prix de l’huile d’olive a doublé en deux ans

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Hausse de la consommation d’huile d’olive dans l’UE  

La baisse des prix de l’huile d’olive pourrait entraîner progressivement une reprise de la consommation, +7 % en 2024-2025, contre -1 % au cours de la campagne actuelle. Cependant, le regain de consommation ne sera effectif que « sous réserve du rythme de transmission des prix aux consommateurs », précise la Commission.   

Des exportations d’huile d’olive fragilisées   

Ces perspectives encourageantes contribueraient à relancer les exportations de 10 % sur la campagne 2024-2025, mais aussi à reconstituer les stocks des principaux pays exportateurs. Pour rappel, les prix élevés et la faible disponibilité ont affecté les flux commerciaux de l’UE au grand export depuis la campagne 2022-2023. D'octobre à juillet, ils ont baissé de 1,3 % par rapport à la même période en 2022-2023 et de 26 % par rapport à la campagne 2021-2022. Bien que la situation se redresse progressivement depuis la fin de l’année 2023, d’ici à la fin de la campagne actuelle, les volumes exportés sont estimés bas, à 590 000 tonnes.   

Des importations d’huile d’olive moins marquées dans l’Union européenne   

Les importations d’huile d’olive dans l’UE diminueraient de 7 %. C’est loin des récentes hausses. Les importations d’huile d’olive ont augmenté en volume au sein de l’UE de 30 % entre octobre 2023 et juillet 2024 en glissement annuel. Les hausses proviennent de Tunisie (+20%) et de Turquie (+17 %). L'Égypte, la Syrie et l'Argentine récupèrent aussi des parts de marché dans les pays communautaires. 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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