Les services vétérinaires des Côtes d’Armor viennent de confirmer oralement le dépeuplement d’un important élevage de production d’œufs de consommation de code 3. Selon nos informations non officielles, l’élevage comptait 180 000 animaux.
C’est le septième foyer survenant dans cette petite commune (290 habitants – 13,5 km²) connue pour abriter la plus forte densité de France en poulettes et poules pondeuses. C’est le quatorzième foyer détecté depuis le 30 janvier dans un territoire de 10 km de rayon.
Lors de la réunion de crise qui s’est tenue en début de semaine entre les professionnels et les autorités, le directeur de la DDPP22 avait demandé que les mesures de biosécurité soient fortement renforcées et mutualisées. Il demandait aussi plus d’anticipation de la part des organisations de production, notamment des réformes anticipées de poules, sachant que les poulettes sont consignées. Celles-ci ne peuvent sortir de la zone réglementée, sauf en cas d’abattage. Le fait que cette démarche anticipée n’est pas indemnisable en l’état actuel freine sans doute les ardeurs.
Par ailleurs, les autorités sont assez surprises que les virus H5N1 touchent presque uniquement des Gallus de la filière ponte. Y aurait-il des raisons qui tiendraient à l'organisation de cette activité dans ce secteur si dense en élevages ?
Voici la chronologie des foyers déclarés dans les Côtes d’Armor depuis le début de l’année (sources : ATM avicole, Organisation mondiale de la Santé animale, DDPP 22 ) :
Zone au nord-ouest de Guingamp : 2 foyers
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