GDS Biosécurité : les points majeurs pour limiter les impacts sanitaires sur son cheptel
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Dans un contexte où les maladies émergentes se succèdent les unes aux autres, investir sur le sanitaire est plus que jamais indispensable. Les bonnes pratiques en termes de biosécurité doivent faire l’objet d’une attention quotidienne pour prévenir l’ensemble des maladies.
Derrière ce terme, qui peut paraître un peu obscur, se trouve en fait l’ensemble des bonnes pratiques à appliquer sur son cheptel pour une meilleure santé du troupeau. L’objectif à terme étant d’éviter des pertes par :
La succession dans le temps de différentes maladies vectorielles nouvelles illustre malheureusement l’impact que le sanitaire peut avoir sur :
Ceci confirme, s’il en était nécessaire, l’intérêt d’investir dans le sanitaire : les mesures de biosécurité font partie de cet investissement.
La biosécurité comporte 3 principes majeurs :
L’introduction d’un animal dans le troupeau fait partie des risques majeurs d’introduction d’un pathogène. Le principe de base est de faire réaliser systématiquement des tests d’introduction pour s’assurer que les animaux introduits ne sont pas porteurs de pathogène.
Sur ce volet, il y a aujourd’hui beaucoup à faire sur le département de la Corrèze. En effet, à titre d’exemple, seuls 15 % des bovins introduits sur les cheptels corréziens bénéficient aujourd’hui d’un test BVD (Diarrhée Virale Bovine), les chiffres sont similaires pour les autres maladies. Ce très faible taux de test à l’introduction met à mal le travail qui est par ailleurs effectué lors des prophylaxies.
Hors contexte tuberculose spécifié, et suivant l’âge et le sexe des bovins, les principales maladies à tester dans le cadre d’une introduction sont les suivantes :
Sanitairement, l’idéal est de pouvoir faire tester les animaux avant qu’ils ne partent du cheptel d’origine et de réaliser un transport direct et sans rupture de charge. Dans le cas d’un contrôle sur le cheptel de destination, la mise en place d’une quarantaine est nécessaire jusqu’à l’obtention de résultats favorables.
Dans tous les cas, la signature d’un billet de garantie conventionnelle est fortement recommandée. Ce document, disponible sur le site internet du GDS www.gds19.org, permet d’annuler la vente en cas de résultat défavorable.
Quels qu’ils soient, les intervenants extérieurs (salarié, stagiaire, intervenant d’une OPA, etc.) peuvent être vecteurs de maladies et d’agents pathogènes par l’intermédiaire :
Une attention particulière doit donc être apportée sur :
À cette fin, un point de nettoyage et désinfection doit être disponible à l’entrée des bâtiments.
Certains matériels en commun ou d’Entreprise de Travaux Agricoles peuvent présenter un risque. C’est particulièrement le cas pour les épandeurs.
À défaut de les utiliser en commun avec des cheptels dont le statut sanitaire est connu et favorable (particulièrement pour la paratuberculose) et d’un nettoyage, il est fortement recommandé de :
Le matériel de contention en commun doit lui être systématiquement nettoyé et désinfecté entre deux utilisations.
Enfin, certains matériels (comme les vêleuses) doivent être spécifiques à l’élevage.
La proximité directe entre deux cheptels différents est à éviter le plus possible, que ce soit :
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Si, pour certaines maladies, l’absence de contact mufle à mufle peut suffire à éviter une contamination, certaines comme la BVD nécessitent une distance minimale de 100 m pour éviter tout risque.
En terme de pâturage, l’idéal est de pouvoir pratiquer un pâturage alterné : lorsque vos animaux pâturent sur une parcelle, vos voisins ne font pas pâturer les leurs sur une parcelle voisine et inversement.
La mise en place de ce système peut être difficile dans :
Dans tous les cas, l’entretien des clôtures doit être régulier et les points d’eau aménagés pour limiter le plus possible l’accès à la faune sauvage.
Enfin, les cheptels à double atelier (allaitant ou laitier), couplé à un atelier d’engraissement cartes jaunes, peuvent présenter un risque si les mesures de biosécurité ne sont pas correctement appliquées :
Si certaines maladies « s’achètent » et arrivent dans les cheptels par le biais des introductions, d’autres sont beaucoup plus difficiles à maîtriser en raison de leur mode de transmission. C’est le cas des maladies vectoriellescomme :
L’insecte responsable de la transmission de ces maladies est en effet capable de parcourir de grandes distances dès que les conditions sont favorables.
Pour ce type de maladies, la prévention passe donc principalement par :
Ces deux points ne sont bien sûr pas spécifiques aux maladies vectorielles et jouent un rôle pour toutes les maladies.
Les points qui vous aideront à améliorer la bonne immunité de vos animaux sont les suivants :
Certains cheptels ont en effet pu régler les problèmes de diarrhées néonatales en adaptant l’alimentation du troupeau. Ceci permet un colostrum de meilleure qualité et donc une meilleure transmission d’immunité aux nourrissons.
De même, certaines pathologies respiratoires peuvent être réglées par :
Lorsque l’amélioration des facteurs de risque sur le logement ou l’alimentation des animaux ne donne pas les effets espérés ou n’est pas possible (bâtiment mal conçu sans possibilité d’aménagement par exemple), la vaccination peut s’avérer utile contre des pathologies comme :
Il est important de noter que pour qu’une vaccination soit pleinement efficace, la conduite des animaux, notamment sur le plan alimentaire, doit être adaptée. Les déficits constatés régulièrement sur la teneur des rations en protéines nuisent à la fabrication des anticorps (qui sont des protéines) nécessaires à la mise en place de l’immunité.
Ce volet concerne plus particulièrement :
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