La Commission européenne a donné son feu vert à la fusion des groupes néerlandais Friesland et Campina, fin décembre 2008. Pour éviter une position monopolistique du nouvel ensemble, la Commission a posé des conditions. Elle exige en échange la cession d’une fromagerie - qui était à Campina - d’une usine de produits laitiers frais - qui était à Friesland, ainsi que la cession de deux marques Campina de boissons lactées de longue conservation. « Il leur est également demandé de mettre à disposition de la concurrence une bonne partie de leur collecte (1,2 milliard de litres sur une collecte totale de plus de 8 milliards de litres), indique Benoît Rouyer, d’Ubifrance. Parallèlement, on leur demande de faciliter le départ des éleveurs qui souhaitent quitter le nouvel ensemble, avec une prime de 5 euros pour 100 kg de lait (à concurrence d’un million de litres).
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Les volumes de lait qui quitteront l’entreprise seront déduits de la collecte à mettre à disposition des concurrents. » Le nouvel ensemble représentera un chiffre d’affaires d’environ 8,8 milliards d’euros, ce qui le place au 4e rang mondial des transformateurs laitiers. ■